Dans le style « on
prend les mêmes et l’on recommence », le mois d’août est lui aussi
pluvieux mais avec quelques pauses il faut bien le dire, poses qui permettent
un déjeuner en extérieur et l’utilisation du BBQ, les températures font du
yo-yo, un jour chaud et l’autre bien frais ce qui fait que l’on ne remise pas
vraiment la petite laine ni le foulard.
Avec toute cette flotte il faut bien admettre que les rosiers n’ont pas
envie de faire la trêve d’un mois d’août conventionnel, finalement ça m’arrange. Un peu moins pour l’entretien extérieur qui m’empêche
de barbouiller au pinceau les endroits requis, par contre la pelouse ne cesse
de pousser et la tondeuse est fortement sollicitée.
Les chats rentrent les pattes mouillées dans la cuisine, sautent sur la table bien qu’elle soit
interdite (c’est juste pour me faire pester), bref je me transforme en
gendarme, femme d’entretien et râleuse, quel beau mois
d’août que voilà.
La photo du mois vient encore du fond du jardin avec cet ensemble coloré
que j’apprécie, entourant l’hydrangea « Phanthom » (le second se
situe trois mètres plus loin et non visible sur le cliché) le bleu est à l’honneur
avec le Pérovskia « Blue Spire », les phlox « Dusterlohe »
(mauve foncé) et « Franz Schubert (parme clair). A la gauche au fond, le rosier « Rose de
Rescht » que j’ai volontairement placé près de l’allée pour pouvoir humer
les fleurs lors de mes passages, à droite c’est le rosier « Young Lycidas »,
deux tons fort rapprochant. En principe
le rosier « Geoff Hamilton » fleurit merveilleusement mais en août il
était au repos, on le découvre entre la droite de l’hydrangea et Young
Lycidas,
C’est vraiment un ensemble
bleu/rose que viennent casser par leur verticalité le miscanthus sinensis « Zebrinus »
(strié vert/blanc) et la graminée schizacryrium scoporium « The blue »
au ton bleu acier l’été et rouge pourpre l’automne.
La mosaïque jaune/orange se compose de « Crown Princess Margareta », « Comtessa »,
« Miss Fine » et « Tequila ».
La mosaïque rose, c’est « Maria Theresia », « Puccini »,
« Heavenly Pink », un joli cosmos (un rescapé puisque je n’en ai pas
implanté cette année), « Rosemoor », « Blauwe Stad », la
sauge « Nachtvlinder » et le rosier « Queen of Sweden ».
La bestiole c’est bien entendu ce cricket que j’ai invité au jardin. Dans un
magasin pour animaux les crickets étaient en vente pour la nourriture des
serpents et autres, j’en ai acheté quelques uns pour leur rendre la
liberté. D’accord ils ne restent pas
tous au jardin et vont voir ailleurs mais ce n’est pas le plus important. Celui-ci a l’air d’apprécier le parfum des
roses.
La bizarrerie se porte sur les restes de la floraison de la clématite « Mandshurica ». Habituellement je rase tout dès que les
fleurs sont complètement fanées mais cette année j’ai laissé en place et le
contraste avec l’eucalyptus « Azura » est assez frappant. Entre parenthèses ce bel eucalyptus qui ne devait
ne pas devenir trop haut fait à présent quatre mètres avec un tronc très épais,
je l’ai introduit en automne 2015.
La story porte sur un ensemble (toujours au fond du jardin) avec
le second hydrangea « Phanthom ».
J’ai acheté une plante chez les Delbroye que je ne trouvais pas trop mal
« Succisella Inflexa Frosted Pearls» sans me douter à quel point cette splendeur
est envahissante, j’en supprime la moitié chaque année mais c’est reparti de
plus belle à chaque fois. Je l’avais
achetée pour les butineurs qui raffolent de cette petite fleur à la limite
entre le parme clair et le rose tendre (en fait le coloris est régi par l’hygrométrie
ambiante, parme par temps humide et rose sous le soleil), moi aussi je l’adore
et couplée à l’anémone blanche c’est un vrai plaisir de légèreté.
Le terrain à cet endroit est composé de
remblais avec un mètre de terre par dessus, un sol super drainé qui invite les
plantes à s’y reproduire, d’ailleurs ici l’anémone fleurit déjà en août alors
qu’ailleurs les autres se feront découvrir en septembre. En août ce n’est plus la saison des digitales
et pourtant dans tout ce fouillis elles fleurissent sans vergogne.
La création n’existe pas en ce mois d’août car j’ai plutôt jeté mon
dévolu sur l’achat de deux caquelons en fonte pour le BBQ. Première erreur y mettre trop d’huile pour la
cuisson des légumes ou de la viande, ça « spite » comme on dit chez
nous, autrement dit les éclaboussures peuvent être bien dangereuses !
Et puis comprendre ce qui est bête comme chou, à savoir que la viande (même coupée en morceaux) prendra plus
de temps que les légumes donc il faut décaler le moment de cuisson (la cuisinière n'a pas de plomb dans la cervelle !).
Ceci dit, ne pas oublier surtout d’avoir des
gants adéquats pour manipuler les poêlons, éviter les chats dans les pieds et
prévoir un sacré support sur la table pour y déposer les machins brûlants qui
tiendront longtemps au chaud le repas.
Bien entendu le livre de recettes va avec. Sympa cette cuisine (locale ou exotique), j'ai été bien inspirée.
La dernière photo
pour la route vous
parlera de la grâce du rosier Portland « Jacques Cartier » qui pour
rester beau nécessite que l’on enlève les fanaisons chaque jour, cela demande
peu de temps pour un résultat optimal. Il
s’évase plutôt sur une hauteur d’un bon mètre et les roses ne sont pas
destinées aux bouquets. Grillons, criquets
et autres sauteurs semblent l’apprécier tout particulièrement.
Le dernier mois des
vacances scolaire s’achève, la rentrée est proche et tout s’envole dans un
constat : combien de jours avons nous réellement profité du jardin ? A chacun ses constatations, les miennes sont
mièvres.
A pluche !
Siam