Affichage des articles dont le libellé est ROSIERS : Grimpants. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ROSIERS : Grimpants. Afficher tous les articles

mercredi 12 août 2026

Jardin fouillis, jardin jauni mais pas maudit (3/4)

 

Il était temps d’attaquer un grimpant très robuste planté depuis près de 15 ans dans la « Grande roseraie », il s’agit de « Purple Skyliner, imaginez trois mètres de large sur deux mètres de haut.


Il devenait urgent de lui redonner une forme plus adéquate et surtout plus pratique à l’entretien.   Je vous avoue que ce travail m’a pris trois heures, la taille, la coupe des déchets et constituer un tas, surtout nettoyer le sol, il faisait chaud et je devais souvent arrêter pour m’hydrater.

Je suis satisfaite du résultat, ni trop court, ni trop long mais surtout j’ai pris le temps de couper toutes les branches mortes partant du collet, assise sur le tabouret j’étais à bonne hauteur pour effectuer la tâche sans devoir rester courbée pendant une demi-heure !  Je ne pensais pas qu’un jour je resterais aussi longtemps pour l’entretien d’un rosier, j’ai ensuite pas mal arrosé (en réalité près de 20 litres) pour l’aider à garder sa beauté.   



Au fur et à mesure de la taille je flanquais tout sur la pelouse (devenue de la paille) alors il m’a fallu beaucoup de temps pour ratisser le sol et ne rien laisser pour la sécurité des chats, c’était plein de picots dangereux.  J’ai constitué un tas avec la coupe et je l’ai laissé sécher pendant deux jours avant de mettre le tout en sacs, l’avantage d’un tel fonctionnement réduit un peu le volume.

**********

Non loin de ce grimpant, contre le grand eucalyptus j’ai planté un jour un petit arbuste « l’Oranger du Mexique », il a bien grandi mon mexicain et David et devenu Goliath.  J’ai lu qu’il faut toujours le tailler après la floraison, le timing était idéal alors en avant. 




C’est un endroit très prisé des chats, un lieu qui ne pique pas et qui offre de l’ombre, je me devais donc de respecter cet endroit favori, j’ai été raisonnable en ne supprimant qu’un tiers, disons plutôt toutes les branches de la base et un peu sur le gabarit, pas sur la hauteur toutefois. 



Je peux à présent y mettre un récipient d’eau et un plateau à croquettes car j’ai quelques visiteurs des jardins voisins qui viennent s’y reposer, les miens aussi bien entendu, il y a parfois quelques batailles mais rien de bien grave.  La totalité de ce travail m’a demandé une bonne heure trente et dans la foulée j’en ai aussi profité pour tailler les deux spirées juste à l’avant, très légèrement avec le taille haie histoire de faire net.  J’ai ensuite ratissé le sol et rebelotte, un tas supplémentaire sur ce qui était autrefois la pelouse.

Vous vous demanderez peut être pourquoi j’effectue tous ces travaux alors qu’il fait si chaud ?  la raison est simple, mes voisins polonais sont repartis dans leur famille en vacances et pendant ce mois de calme j’en profite pour effectuer tous les travaux contre le mur et la longue canisse qui nous séparent, seule au jardin j’apprécie le silence !  Compreso ?

A pluche !

Siam

dimanche 5 octobre 2025

Penny Lane

Ah Penny Lane ! qui ne connaît cette chanson des Beatles (1966) "Penny Lane is in my ears and in my eyes"....  ok cela ne nous rajeunit pas mais combien d’entre nous ne l’ont elle pas fredonnée cette rengaine qui fait référence à une rue située au sud de Liverpool où les membres du groupe ont passé leur jeunesse, la chanson fait référence à cette période agréable et est un  véritable clin d'oeil aux commercants. 

Le rosier qui porte ce nom a été créé par Harkness dont la roseraie est située dans le Yorkshire.


 

généralement utilisé en grimpant de 250 cm il peut être présenté en arbustif mais je le déconseille sous cette forme.  Les roses sont parfumées, fleurissent de juin à octobre et offre un diamètre de 10 cm. 

 




Quand aux coloris, c’est là qu’est bien son charme, un mélange de blanc crème, d’abricot et de pêche, c’est tout en douceur.  

 


Chez moi je déplore un peu la beauté du feuillage mais j’avoue que je n’ai pas traité ni cette année ni l’an dernier, pour l’hiver je lui mettrai des cendres de bois au pied et à la fin de l’hiver un bon engrais surtout (en espérant que les fortes pluies ne s’inviteront pas sans avoir été priées de le faire pour garder au sol des bienfaits des amendements).

 



On tombe rapidement sous son charme, à intégrer aux jardins romantiques.  En vase la rose tient trois jours si cueillie en bouton.

 

A pluche !

Siam

 


mardi 2 novembre 2021

Un grimpant de choix : Rosendorf Steinfurt

 

C’est un grimpant que j’apprécie avec toutes ses petites roses pompons non parfumées mais qui assurent le spectacle.  Faisant transition entre la grande roseraie et le fond du jardin, il court sur la clôture en châtaignier et est associé au rosier « James Galway » (de David Austin) et à la clématite « Mandshurica ».



On ne le trouve pas si facilement et c’est ce qui en fait aussi sa richesse, j’ai acheté le mien chez Filroses (Belgique) en mai 2011 craquant devant ses tons de rose dragée et aussi le fait qu’il soit indemne de maladie (et je confirme que c’est vrai), sa floraison est continue, sauf en août comme la plupart des roses, jusqu’aux gelées.



Il est destiné aux arches, clôtures, pergolas mais aussi en pots (bien larges et profonds), ses branches sont souples ce qui permet de les diriger à sa guise.  C’est une obtention allemande (2004) du créateur Schulteiss.  Comptez trois mètres de hauteur pour un mètre de largeur et puis, cerise sur le gâteau, les butineurs lui font la cour.  Le mien est situé plein soleil et plein vent ce qui lui assure une très bonne aération, comptez deux ans pour qu’il se mette en place mais ensuite c’est un ravissement.



Un créateur peu connu tant en Belgique qu’en France mais qui compte à son palmarès quelques belles réalisations.  Allez y faire un tour au cas où l’envie vous prendrait d’y faire quelques achats, c’est ici…. version française disponible (enfin si votre PC est pourvu du système de traduction automatique).

A pluche !

Siam

samedi 10 juillet 2021

La gourmandise est un vilain défaut

 

Que serait la vie sans péchés capitaux ?  je choisis la gourmandise car c’est bien un de mes défauts (que je veux bien reconnaître 😏😏😏

Lorsque j’ai découvert cette rose, création de Daniel Schmidt (Belgique) en 2011, je l’ai trouvée bien gracieuse et son parfum était assez particulier, parfum que je n’arrivais d’ailleurs pas à définir avant que Daniel ne me suggère « la banane mûre », ah oui ! (bon sous le soleil car lorsqu’il pleut je ne sens rien).







 

N’ayant à l’époque plus de place au jardin j'ai planté le rosier tout au fond du terrain, pas l'endroit idéal mais s'il fallait choisir c'est bien en fond de massif qu'il faut chercher car « Délicieuse gourmandise » file le train aux nuages : 160 cm chez moi en arbustif, en grimpant c’est largement plus.  Je taille court chaque printemps et deux mois plus tard il est au garde à vous prêt à s’éclater de boutons et de roses, il est presqu’indemne de maladie (si peu, si peu) et très remontant, fort peu d'épines aussi (d'ailleurs si fines qu'on les oublie) et les tiges sont raides.

 




Cette année tout est couvert de fleurs et puisque orages et pluies sont annoncés j’en ai fait un bouquet.

 

A pluche !

 

Siam

jeudi 1 juillet 2021

Mélanie et compagnies

 

Elle est sublime la Mélanie, si romantique et agréable avec ses jolis tons pastels.  En réalité elle s’appelle « Mélanie Foucart-Bonnet » et c’est une création 2007 de Feu Emile Foucart (Belgique) ; cette rose porte le nom de sa mère.  Je l’ai achetée chez Emile à Lesdain (région de Tournai) quelques années avant son décès en 2019 ainsi qu’une autre de ses créations « Princesse violette » dont je parlerai plus tard.




 C’est un grimpant très florifère qu’il faut contenir car très vigoureux, surtout en largeur, je taille généreusement après la première floraison et c’est reparti pour un second tour en fin d’été, les branches sont épineuses et il convient de se protéger pour éviter les bras griffés.  Mais laissons la belle se présenter et vous charmer….



 



Sur la droite du pied de Mélanie j’ai installé deux clématites, la divine « Etoile violette » à contre-courant des tons clairs de Mélanie et « Mrs Cholmondeley » à grandes fleurs bleues.  Elles fleurissent en même temps avec juste un petit décalage de 15 jours.  Certaines années elles s’emmêlent et d’autres pas, cette année elles ont de commun accord décidé de s’éviter, tu es chez toi, je suis chez moi, Covid oblige pas d’embrassade.

 







Tout à côté voici un autre rosier que l’on ne rencontre pas souvent « Mistress Quickly » , joli arbustif créé par David Austin en 1997.

 


Combien de personnes sont passées devant ce petit rosier lorsque j’étais à la pépinière et qui n’avait pas l’heur de plaire à qui ce soit, moi je ne comprenait pas son insuccès; je l’ai laissé en place pendant trois heures sans qu’un seul visiteur ne s’y intéresse, il devait être pour moi et je ne me suis pas faite prier.  


C’est vrai que l’arbuste était petit et pourtant je trouvais ses roses si mignonnes, un peu coloris bonbon mais pas grave.  Je n’ai jamais imaginé que ce petit machin deviendrait rapidement un grand bazar !  Je taille et taille encore et il s’étoffe à qui mieux mieux, il fleurit tout le temps et c’est un vrai bonheur, le rosier avoisine les 170 cm de haut sans problème et pour sublimer le tout il a très peu d’épines, le rosier idéal pour les jardins d’enfants.


Tout à l’avant de ces deux rosiers j’ai planté un Knautia Melton Pastel, je voulais en mettre deux mais il n’y en avait plus qu’un de disponible en pépinière.  Heureusement car un seul plant couvre allègrement une superficie d’un mètre carré.  Bon rien ne reste droit et les tiges ont tendance à partir en tous sens mais c’est ce comportement saugrenu qui en fait tout l’intérêt, un truc ébouriffé qui enlace sans vergogne ses belles voisines et comme le dit  l'adage « où il y a de la gêne il n’y a pas de plaisir » croyez moi Melton sait le mettre à profit !

 



(à son pied le géranium magnificum et une digitale)

Dans les mêmes tons que Monsieur sans gêne voici la spirée Crispa plantée dans un grand bac en bois car contrairement aux autres variétés celle-ci demande d’être copieusement arrosée, le feuillage est nettement moins aristo que les autres avec de grandes feuilles un peu brunes au départ, vertes par la suite.  J’aime beaucoup la floraison de coloris framboise et les butineurs encore plus, elle a trouvé sa place mais elle a un peu ramé les deux premières années, soiffarde va !!!

 




Derrière la pocharde du jardin (il en faut aussi) j’ai placé (enfin quelques années plus tôt) une autre création 2009 de David Austin « Tam O’Shanter » et je vous fiche mon billet que vous le trouverez avec difficulté car les pépiniéristes optent plus généralement pour les nouvelles variétés, parfois repris dans leurs catalogues ce rosier fait néanmoins défaut sur leurs stands et avec le Brexit cela ne s'arrange pas.


Il m’en a fait voir ce Tam car les deux premières années il demande un support et aucune branche ne respectait mon désir d’avoir un jardin clean, propre, up to date, enfin un beau rosier présentable en fin de compte.  Aussi têtue que le Shanter j’ai tenu bon à coup de tuteurs, de cerclages, d'engrais, d'arrosages et tout le reste.  Aujourd’hui il fait partie des costauds et se fait remarquer de loin, il s’est laissé apprivoiser et toutes les tiges sont raides comme des haricots verts, c’est mieux, c’est bien, c’est fantastique, il se suffit à lui même à présent.  La rose est plus rouge en bouton, fushia ensuite.   Seul bémol, les roses ne tiennent pas en vase.

 





J’espère vous avoir fait découvrir quelques belles plutôt rares actuellement mais d’autant plus précieuses.  

A pluche !

 

Siam


PS : Blogger ajuste les dimensions de nos bannières, elles sont plus petites à présent, dommage j'appréciais plus la version précédente.