Quelques feuillages d’hydrangeas,
des fruits de rosiers, deux pousses de sedums, des plumes de graminée, des épis
de sanguisorbas composent ce bouquet d’automne.
A pluche !
Siam
Quelques feuillages d’hydrangeas,
des fruits de rosiers, deux pousses de sedums, des plumes de graminée, des épis
de sanguisorbas composent ce bouquet d’automne.
A pluche !
Siam
Cette fois on a vraiment les deux pieds dans l’automne ! sans vent ni pluie pour l’instant
chez moi mais cela ne durera pas car l’automne sans ses atours c’est
impossible.
Et me voilà partie
quelques instants au jardin pour y prendre des photos, il y a encore beaucoup
de feuillages verts mais aussi des coloris de feu et de cuivre et quelques roses
résistantes dont je ne manque pas de noter la témérité.
Après les clichés je suis
retournée avec mon carnet de notes pour relever ce qu’il y aurait lieu de
changer, supprimer, ajouter dans mon petit lopin mais au final j’y change
encore les relevés au fil des jours d’hiver, je cogite encore et toujours pour
améliorer les associations et surtout faciliter le jardinage. Je n’aime pas ce qui est figé ni au jardin ni
dans la vie, sinon je m’ennuie.
Allez c’est parti pour la
visite…..
Le rosier Ballerina
sur tige que j’avais coupé cet été a beaucoup refleuri, c’est la fin de son
spectacle pour l’instant,
Charles Rennie Mc Intosh est toujours présente, j’aime son coloris parme et ce
fut un coup de cœur pour moi dès que je l’ai vue en jardinerie,
Le Ginko est en
mode dorée, tout vert l’année le voilà bien rutilant,
Maria Theresia est la générosité même, toujours partante du début du printemps à la fin de l’automne, on ne peut que craquer pour elle,
Pendant les grosses
chaleurs et après la floraison j’ai recoupé à ras ce beau géranium Blue
Cloud, il refleurit un peu et surtout a reconstitué son feuillage et si
vous le prévoyez chez vous offrez lui donc un mètre carré d’espace,
Les Sedums spectabilis
virent du rouge au brun, ils tiendront bien tout l’hiver,
Yann Athus Bertrand est toujours présent avec des fleurs qui venaient juste de faner et que je ne puis vous présenter mais les boutons promettent encore la floraison,
Les hydrangeas Little Honey et Incredible terminent leur spectacle tout en douceur et rondeur,
Avec à leur côté les fruits du rosier Blue for You,
Près du pot laissé vide cette année la rose Sister Elizabeth arrive en fin de course,
Et tout à côté, la belle Jacques Cartier m’offre une fleur bien plus foncée cette fois que son rose porcelaine habituel,
L’hydrangea Hot Red Velvet est beau à ravir,
Alcantara n’a pas dit son dernier mot, du rouge, encore du
rouge !
Ni d’ailleurs Taxandria qui lui fait presque face,
La sauge Javier illumine le jardin d’un beau bleu profond, limite violet que je ne lui trouvais pas sous la chaleur d’été, elle semble vouloir se rattraper avec la saison froide,
L’hydrangea Snowflake offre ses couleurs sombres, peu de floraisons cette année, la chaleur ? ou le fait de l’avoir taillée à l’automne dernier, j’ai donc décidé de le laisser tel quel pour l’hiver et le toiletter en mars pour faire la comparaison,
La spirée Thor Gold (qui fleurit blanc) se pomponne aussi de couleurs hivernales,
Je n’aurais jamais cru garder aussi longtemps ce bel hydrangea Magical Amethyst que l’on me prédisait « un beau truc qui ne tiendra qu’une année parce que le froid, la pluie…. » et bien tout faux, il a tenu et a même supporté deux emplacements différents, j’ai bien fait de m’obstiner et c’est un vrai bonheur, c’est sa huitième année au jardin NA !
Cette brunera Java (une création de Java Plants) je croyais l’avoir perdue cette année et l’année précédente mais la revoilà, il faut croire que ses racines étaient suffisamment fortes pour renaître tel le Phénix, j’adore son feuillage et ses mignonnes petites fleurs de ton parme soutenu en plus elle fleurit plus longtemps que les autres brunera. Un must.
Petite fantaisie cette année sur ce Skimmia qui me fait un panaché de feuillages vert et or, avec ses fleurs rouge raisins c’est amusant à regarder.
Manhattan Blue n’est plus en fleurs mais tout en fruits….
La belle fougère Cambricurt
Oakleyae que j’avais ratiboisée au début de l’été a repris vie car pour la
garder intéressante, comme je l’ai déjà signalé, je la coupe deux fois, au
début d’été et fin d’hiver ce qui m’évite d’avoir du feuillage brun en cours de
saison, bien arrosée elle repart vite. J’aurais
du la placer mi-ombre mais elle est plein soleil ce qui m’oblige à l’arroser un
soir sur deux par temps de chaleur.
Tout comme la belle fougère Osmunda Regalis Purpurescens aussi ramenée niveau du sol sous les fortes chaleurs, elle je ne la coupe que lorsque je vois que c’est nécessaire.
Comme toujours chez moi les digitales se ressèment un peu partout, j’en ai supprimé au moins 80% mais elles sont aussi têtues que la jardinière.
Voilà la visite est
terminée, je vais laisser ce petit monde s’endormir, tant de choses n’ont pu
être faites à cause de mon accident mais ce n’est que partie remise, j’aurai
juste un peu plus de travail au printemps, l’important c’est de pouvoir prendre
aussi du repos et se refaire une santé, nature comme humains.
A pluche !
Siam
Un dernier bouquet, mais
peut être pas l’ultime quand je regarde le jardin, encore des roses plutôt les
simples et les petites, Angela est aussi fleurie qu’au printemps, Jazz festival
fait la fête avec ses huit roses ou boutons, le beau Ballerina sur tige offre
ses premières fleurs après avoir été retaillé razibus durant l’été….. et je ne
vous parle pas de Louis Blériot qui ressemble à un grand, grand bouquet de
mariée ni de Paul Neyron qui est plus florifère maintenant que durant l’été.
J’ai la chance d’avoir un
énorme eucalyptus qui me permet d’apporter la verdure dans les bouquets.
Un petit aperçu du bouquet de cette mi-octobre.
(de gauche à droite :
Souvenir de Madame Auguste Charles (rose clair), Jazz Festiva (orange)l, rose
claire sans nom (le seul exemplaire du jardin dont j’ai omis d’inscrire le nom
dans le répertoire), Imogen (jaune clair), Paul Neyron (Fushia), Tranquility
(blanc), toujours la rose claire sans nom et Jazz Festival)
A pluche !
Siam
Avant mon accident du 5 octobre j’avais eu le temps de prendre quelques clichés au jardin, maintenant je pense qu’il y a encore de belles choses à vous montrer mais j’ai fait mon choix, rétablissement d’abord, jardin ensuite alors cocooning.
J’étais sortie pour voir comment se comportaient les rosiers taillés jusqu’à la trame en septembre. La nature est étonnante et ce bain de jouvence semble avoir porté ses fruits, des feuilles sont sorties de ces branches hirsutes, toutes mignonnes, toutes petites mais je ne m’en réjouis pas trop vite car le froid s’annonce et pourrait changer la donne et ma foi si ces mignonnes disparaissent pour la saison froide je pense que d’autres prendront le relais aux premiers réchauffements printaniers.
Le grimpant « Souvenir
de Brod » est en bonne voie pour offrir une belle floraison l’an prochain,
j’aimerais bien que celle-ci soit principalement regroupée autour du support, ses
longues branches à gauche, à droite, sont parfois encombrantes pour le passage.
Le beau rugosa Polareis est increvable comme toujours, je l’ai pourtant raccourci pour n’en garder qu’un tiers, c’était nécessaire pour pouvoir « tourner autour » en belle saison et enlever les fleurs fanées, un rosier qui supporte tout, sécheresse, pluies intenses, vents….. un must à placer en fond de massif.
« Rosy Cushion »
et « Louise Bugnet » ne sont pas en reste, le bel hybride et la douce
rugosa semblent faire le concours à celui qui reverdira le premier. (pour info : Rosy Cushion est increvable,
jamais malade, un beau feuillage brillant et une floraison du printemps à la
fin de l’automne, comme il « pique » il vaut mieux le placer à l’arrière
d’un massif ; la Bugnet pique aussi).
Et puis le rugosa « Snowdon » que j’avais taillé sur un mètre en août, plein cagnard, sans eau, a déjà reconquis le double de hauteur, il est en fleurs, plus petites que d’habitude mais normal en cette saison.
J’en déduis donc – pour mon
jardin du Nord, situé sur une hauteur donc en pleins vents que les rosiers type
rugosas, moschatas, hybrides de près de dix ans implantés dans un terrain de
gravats - peuvent être retaillés sans problème même en pleine saison, même en
cas de chaleur. Les anglais et les
hybrides de thé non bien entendu, c’est un autre type de comportement, plus
fragiles ils sont généralement beaux et florifères sous des températures plus
clémentes.
Un rosier qui a éprouvé des difficultés à s’implanter (au jardin depuis cinq ans) est une création récente de la maison Lens « Marc’s Jubilee » (floribunda) pourtant installé dans la partie centrale du jardin, en terrain riche et noir. J’ai craqué pour son beau coloris orange lors d’une foire aux plantes,
« Lalande de Pomerol »
(Delbard) est d’un beau coloris rouge/rose foncé, difficile de vous le
présenter en photo mais ses pétales rappellent bien ce vin précieux de Bordeaux,
son parfum est superbe et une seule fleur dans un vase parfume l’ambiance. Chez moi il est situé mi-ombre claire, trop
exposé au soleil réduirait à néant ses surprenantes nuances de tons pareilles aux chatoiements du vin lorsqu'on le fait tourner dans le verre. C’est un rosier qui prend peu de place tant
en hauteur qu’en largeur.
Je m’arrête ici, j’ai
beaucoup de photos que j’utiliserai pour d’autres articles. Je vous souhaite une très bonne semaine et m’en
vais de ce pas me replonger dans le roman de Jean-Christophe Grangé « Les
Promises » dont j’ai commencé la lecture voilà quelques mois, il faut bien que je connaisse la chute de l’histoire.
A pluche !
Siam