jeudi 24 septembre 2026

Je poursuis les gros travaux au fond du jardin....

 

Tout près de mon grimpant fraîchement taillé (article précédent) se trouve la partie « fond du jardin » où sont plantés pas mal de rosiers ainsi que deux lilas sur tige.   C’est un endroit qui regroupe des rosiers anciens, moschatas et buissons sur un terrain de remblais pas facile à maîtriser.

Est-ce la chaleur de l’été qui a ainsi fait grandir mes zouaves ?   Mon jardin ressemble plus à l’Amazonie qu’à un jardin de roses, je ne suis plus dans le bon continent là.




Presque tous ont présenté des tiges de près de deux mètres dans un joyeux mélange de tout et n’importe quoi avec en plus une saleté de liseron qui s’attaque à tout ce qui sort du sol sur des pousses longues comme un jour sans fin, nouveauté au jardin qui me vient des trois voisins qui tondent leur pelouse sans nettoyer les côtés où poussent ces nuisibles.  En marchant je me prenais les pieds dans ce piège qui m’a demandé du travail et de la mauvaise humeur et comme aucun des voisins n’est visible……

En principe je devais tailler les non remontants, donc La Ville de Bruxelles, Château de Namur, Ypsilante, Celciana et Louise Bugnet.   Oui en principe parce qu’en réalité j’ai dû travailler sur tous car les branches étaient imbriquées les unes dans les autres, impossible pour moi d’avancer. 

Pour Celciana le travail s'est fait facilement, juste de longues tiges à redescendre.



Le groupe central est composé du lilas blanc sur tige Mme Lemoine, d’Ypsilante, la Ville de Bruxelles et des moschatas Alden Biesen et Diamant rose.  Le lilas a présenté de nombreux départ du bas de la tige, j’ai coupé tout ainsi que les branches qui devenaient trop importantes.   

Alden Biesen et Diamant rose ont été taillés parce que trop volumineux et totalement ébouriffés, ils présentaient aussi des branchages morts.  Voilà c’est mieux à présent et je ne me fais aucun souci quant à leur reprise car ils ont plus de 10 ans (bon Alden je l'avoue a été juste effleuré parce que toujours en fleurs, j'y reviendrai en fin d'année).

(A gauche Alden Biesen, à droite Diamant rose)

Enfin il restait La Ville de Bruxelles avec ses tiges de deux mètres à faire peur et Ypsilante plus raisonnable mais à tailler toutefois.  Cela prend forme et surtout il y a de l’espace pour le nettoyage prochain du sol (hormis le liseron enlevé d’urgence) car j’ai aussi beaucoup d’orties.

Pour que vous compreniez c'était cela avant....


Et ceci à présent....



Sur la gauche de cet espace d’autres rosiers et surtout le lilas mauve sur tige (Sensation) qui m’a offert des branches gigantesques que je suis parvenue à tailler avec le grand sécateur mais pour les parties plus épaisses je vais devoir avoir recours à la scie.   Je n’aurais jamais pensé qu’un lilas sur tige me ferait ce coup là .



et qu’il irait s’éparpiller dans les rosiers voisins qui sont bien entendu des moschatas (un autre Alden Biesen (cadeau), Rosy Cushion, Alcantara 

(Alcantara le rouge perdu dans Rosy Cushion)

et le redoutable Château de Namur aux aiguilles dignes des griffes d’un chat et tout au fond Louise Bugnet qui se pavane plus vers le jardin des voisins).   


Pour tailler je me suis projetée dans la forêt amazonienne, il m’aurait bien fallu une machette pour venir à bout de tout, conclusion : T-shirt troué et bras en sang malgré les gants de cuir qui montent jusqu’au coude.  Je me rappelle d’une année où nous avions tout rabattu à la tronçonneuse, malheureusement je ne sais pas m’en servir alors je travaille avec les moyens du bord.   L’an prochain je recommencerai pour éviter cette situation pénible ; les moschatas sont de beaux rosiers, très florifères mais ils savent mieux que quiconque imbriquer leurs branches chez eux et chez les autres, vas y ma poule, c’est gratuit…


Vous l’aurez compris je n’ai eu d’autre choix que de tout raser sauf le rosier Night Owl tout proche (retenu dans un support en fer forgé) que je taillerai au printemps prochain, il n’aime pas la coupe automnale et vous le fait comprendre par une maigre floraison, je me suis juste contentée de lui enlever les branches mortes, les fruits et fixer au support les tiges qui devaient l'être.



Voici donc ce que cela donne avant la taille finale, sous le lilas, j'avais déjà taillé plus de la moitié des branches pour pouvoir passer et prendre les photos



(tu parles d'un design !)



Et après la taille ..... c'est chouette quel espace retrouvé !


(j'explique la photo, un pot en métal, attaché au pieu vert en bois le lilas, 
à sa gauche le rosier Wild Edric et à l'avant près de la dalle en béton Château de Namur, à l'extrême droite ce qu'il reste de Polareis) 

(le reste chez les voisins)

Polareis rabattu, 



Château de Namur,


Thérèse Bugnet



Rosy Cushion,



et enfin Alden Biesen


Alcantara n'a pas été retaillé, il est toujours en fleurs, donc j'attends la fin de l'année.


Voilà, pour l’instant je laisse ce coin tranquille, le second rugosa Wild Edric (plus en avant de cet espace) doit encore être taillé mais ce sera pour la fin de l’automne ou l’an prochain, selon mes disponibilités, 



son acolyte Snowdon a été taillé en août et il repousse déjà fortement




De gros tas de déchets attendent patiemment au sol car les sacs sont remplis, ensuite je déblaierai tout cela pour m’attaquer au terrain et dans la foulée je rabattrai les deux énormes spirées aussi (voir la troisième photo ou à la droite de celle ci-dessous).




Pff je suis éreintée de ce travail, fatiguée mais heureuse, quel temps superbe pour jardiner et comme la saison est sèche je me suis empressée d'arroser copieusement chaque rosier taillé pour lui offrir toutes les chances de passer un hiver sans encombre.  

Je vais me mettre en pause à présent parce que demain vendredi c'est soirée Jazz dans ma commune et comme les années précédentes j'aimerais m'y amuser, ça me changera des sécateurs.


                                                                              

A pluche !

Siam

 

 



jeudi 17 septembre 2026

Préparer l'avenir

 

Oui il faut savoir aussi tailler fortement lorsqu’un rosier devient trop important.   Pour moi c’est le non remontant « Souvenir de Brod » (ou Erineerung an Brod) qui m’a tenue au travail pendant près de trois heures, deux le premier jour et une le suivant (plus celles nécessaires à la taille pour les sacs).   J’évalue ses dimensions à 2,70 x 2,50 m, pour une taille qui remonte à deux ans.



Le rosier avait pris de l’ampleur et de mon mètre 67 je n’en menais pas large même avec le sécateur à longues manches ou en me mettant sur la pointe des pieds, le soleil en plus dans les yeux, devoir faire attention pour que les coupes ne tombent pas sur mes lunettes, me battre contre le fouillis des branches entortillées l’une dans l’autre…. bref une partie de plaisir mais par temps agréable, sans vent ni humidité.


Mais je suis satisfaite du résultat, le rosier en avait besoin parce qu’il tenait cachées derrière ses jolies roses de nombreuses branches mortes toutes brunes, heureusement il a un avantage, pas de grandes épines, plutôt discrètes ce qui fait mon affaire.  J'en ai aussi profité pour attacher les grosses branches au support et équilibrer l'ensemble, c'est si pratique lorsque aucun obstacle ne vient entraver le travail.


 

Voilà pour l’instant monsieur est un peu « déplumé » mais l’an prochain il reprendra vigueur pour offrir à nouveau ses belles et parfumées




Bon j’y retourne les autres rosiers anciens m’attendent, pareils à Brod donc courage et volonté.

 

A pluche !

Siam

 







dimanche 13 septembre 2026

Ces non remontants auxquels je vais devoir m'atteler

 

En cette période de l’année j’ai décidé de m’attaquer à la taille des rosiers « non remontants » ces rosiers anciens qui ne fleurissent qu’entre avril et juin, ce sont les plus parfumés aux pétales très nombreuses. 

Leur feuillage est parfois difficile à intégrer parmi les autres il faut en être conscient pour leur trouver le bon emplacement.   J’ai supprimé les rosiers Alba pour cette raison parce que je trouvais le feuillage déplaisant. 

 

Chez moi il reste huit variétés :

en arbustes

 

Belle sans flatterie (Gallique)


Tuscany (un cadeau) (Gallique)


Ypsilante (Gallique)


La ville de Bruxelles (Damas)


Louise Bugnet (Rugosa)


et en grimpants

 

Souvenir de Brod (Hybride de Setigera)


Celciana (Damas)

 


Château de Namur (Gallique)

 


En principe ils doivent être taillés en juillet mais cette année avec la chaleur j’ai déclaré forfait.  Je vais donc m’y attaquer sans attendre.  

 

Il restera aussi le rosier Yves Rocher dont je vous ai parlé dans l’article précédent mais pour lui j’attends l’aide de mon fils parce que monter sur l’échelle c’est pas mon truc, un peu d’aide ça fait du bien et puis nous verrons comment redresser cette arche aux pieds métalliques cimentés au sol et du côté du muret attachés (les attaches sont à refaire).

 


Le potager est plein de promesses, légumes encore petits mais dans un mois ce sera bien différent.


D’abord des salades d’hiver que j’ai repiquées mi-août ainsi que des épinards, sur la droite les épinards que j’ai semés.


Pour celui-ci la mâche à gauche et la roquette sur la droite (elle pousse vraiment lentement) en compagnie de la menthe que je dois maîtriser parce qu’elle a tendance à se ressemer et les racines sont vigoureuses, mais elle sent divinement bon (c’est un plant que j’ai acheté dans un magasin d’alimentation et qui était en principe destiné à être consommé de suite).


 

Enfin bonheur les radis semés fin août se lèvent, je ne sais le résultat j’obtiendrai mais en tout cas ça pousse (bien arroser chaque jour).


 

J’ai trouvé mon plant de sauge que j’ai flanqué dans un pot inutilisé ainsi que l’autre variété d’épinards (avec sa grille pour éviter les fourberies de Louise).  Il me reste tant de graines que je pourrai semer au fur et à mesure des prélèvements, je tâcherai d'avoir la main plus généreuse pour les épinards.



Passez un excellent dimanche et à pluche !

Siam

mercredi 9 septembre 2026

Avant les travaux d'automne

 

J’ai repris le jardinage et décidé de m’avancer sur les tailles d’automne, je parle rosiers bien entendu.  Tous ? non disons plutôt quelques uns dans « la petite roseraie » tellement étouffés par les spirées, géraniums (en l’occurrence la variété Magnificum) 

ou mauvaises (hautes) herbes qu’ils ne se sont pas bien développés, ils m’ont offert des fleurs mais au bout de quelques longues tiges. 

Armée de mon petit taille haie j’ai donc redonné forme à la Spirée basse Firelight 

et l’autre Tor Gold bien plus haute qui prend tellement ses aises qu’elle étouffe quatre rosiers que j’ai taillés pour ne garder que les tiges principales plus fortes,

 


en l’occurrence  Rosemoor


et Christopher Marlowe (D. Austin) 

ainsi qu’Eclat d’Ambre (Mela Rosa) ; 


le temps encore clément en température et les prochaines averses aideront ces rescapés à reprendre un peu de vigueur avant l’arrivée de l’hiver.

 

Tout à côté c’était l’inverse avec deux rosiers forts et vigoureux Léonardo da Vinci (Meilland) 


et Utopia (Delbard), 


qui poussent fortement alors histoire de redonner une cohésion à l’ensemble je les ai aussi rabattus, plus doucement pour LDV et fortement pour Utopia qui trônait à 150 cm avec des épines dangereuses (et pour la protection merci les gants de jardin en cuir qui montent jusqu’aux coudes et le sécateur à grandes branches….), bref j’en ai profité pour nettoyer à fond les bases de ces rosiers histoire de pouvoir m’atteler au sol sans problèmes avec les rateaux de nettoyage.  Tout n’est pas encore parfait mais au fil des jours je nettoierai plus soigneusement.

 





A l’arrière d’Utopia j’ai aussi taillé un mastodonte dont j’ai mal choisi l’emplacement parce qu’il demande près d’un mètre de diamètre pour 150 cm de haut, c’est la pimprenelle « Henk Gerritsen » connue aussi sous le nom de sanguisorba.  Inutile de vouloir la déplacer tant la base et les racines sont vigoureuses, un travail trop difficile pour moi. 



Au début de son emplacement j’ai rencontré un problème avec la floraison, très haute et généreuse demandant des supports alors cette année, vers le mois de juin j’ai déjà taillé pour ramener le feuillage à 40 cm, la plante à ensuite fleuri mais cette fois les tiges étaient bien droites, un peu moins nombreuses mais ne demandaient plus aucun soutien.  J’ai trouvé le truc.

 

Il me reste encore une toute petite partie avec les rosiers Jean Cocteau (Meilland), Lavender dream (G. P. Ilsink), Soul (Tantau), Princesse Astrid de Belgique (Delbard),  Whisley 2008 et Maid Marion (D. Austin), pour l’instant ils sont encore en fleurs alors je leur fiche la paix jusqu’à l’automne et les mauvaises (hautes) herbes seront pour plus tard.

 

Mon prochain gros travail sera pour le grimpant Yves Rocher (Mella Rosa)



tellement fort (mais peu épineux) qu’il en a déboité l’arche, j’avoue que je ne sais comment réparer cela lorsque j’aurai rabattu le rosier à un mètre mais je ne peux attendre les vents de novembre sinon tout sera vraiment fichu.  


Ma négligence a engendré cette situation, voilà près de quatre ans que je ne l’ai plus taillé, forcément….   Il me faudra bien plusieurs heures pour élaguer, couper et mettre en sac pour la déchetterie, vive le jardinage.  

Pour le bricolage je verrai car c’est mon point faible, je suis nulle.

 

A pluche !

Siam