dimanche 27 septembre 2026

Je finis le nettoyage du fond du jardin

 

Non je ne m’arrête pas, il fait beau et j’en profite.  Je sais que je ne doit pas nettoyer l’entièreté du jardin cette année mais je pare au plus pressé donnant la priorité aux arbustes et rosiers conséquents qui peuvent supporter la taille automnale, les autres rosiers feront l’objet d’un nettoyage au printemps et finalement j’arrive à diviser la charge de travail ce qui n’est pas plus mal.

Deux physocarpus sont plantés depuis pas mal de temps au fond du jardin, les premières années je les rabattais avant l’hiver et j’avoue que les reprises étaient rapides et magnifiques.   Voilà bientôt cinq ans que je ne le fais plus et le spectacle n’était plus aussi magnifique au niveau feuillage,  devenant plus larges ils étouffaient les rosiers, je devais donc remédier à ce problème.  

 

J’ai commencé par la bande située derrière le grimpant « Souvenir de Brod », le physocarpus « Lady in Red » m’a demandé pas mal de travail car les tiges étaient devenues des bois épais pour la partie au sol, c’est encombrant mais ça ne pique pas au moins.  Inutile de préciser que l'endroit a gagné en luminosité !




(C'est la coupe Caniche)


A sa droite se trouve le grimpant « Crown Princess Margareta » aux roses abricot/orange, finalement avec Summer Song ma rose orangée préférée, avouez qu'elle a du chien....  



Toute la partie étouffée par le physocarpus était morte et le reste du rosier s’étirait un peu vers le jardin de la voisine du moins sur la hauteur.   J’aime beaucoup cette création de David Austin et je râlais de ne pas vraiment en profiter.   J’ai taillé tout ce qui était perdu, coupé les fruits et redirigé les tiges sur le support sans les tailler toutefois.   

Devant lui se pavanent d’autres créations Austin « Golden Celebration » et « Coniston » gardés pour l’instant en l’état.





A sa gauche j’y ai mis un rugosa que je définirai comme « coup de cœur », je me rappelle que son parfum particulier m’avait séduite sur le stand Mela Rosa, je ne sais définir l’odeur ensorcelante mais en tout cas elle vous prend aux tripes, il s’agit de « Pierrette Pavement » qui donne aussi de beaux résultats de reprises après une taille sévère pour éviter un feuillage maigre.  


(Je vais peut être le tailler plus fortement car j'ai peur que le feuillage soit réduit pour l'an prochain)


C’est décidé l’an prochain je vais intervenir sur les débordements de la belle Lady pour pouvoir profiter au mieux de ces rosiers, la forme en sera probablement affectée mais l’important c’est de permettre les floraisons sans entraves.

 

A gauche de la Pierrette j'ai planté « Rush » une création de Louis Lens.   Je n’ai pas hésité à le rabattre fortement pour que la floraison soit plus généreuse et la forme plus ronde, comme les branches piquent beaucoup je suis heureuse de l’avoir placé à cet endroit.


(Rush et à l'arrière Bonica)

Et enfin le dernier « Bonica » un amour de rosier toujours partant pour les floraisons, je l’ai aussi taillé court pour redonner une forme à ses envies d’espace.


 

J’ai arrosé tous les pieds des rosiers car nous sommes en période de sécheresse, c’est un petit travail nécessaire pour assurer aux plantes une bonne reprise, 10 litres à chacun.

 

L’autre Physocarpus "Amber Jubilee" est à l’avant du terrain et dans le prolongement de la Lady, son coloris est plus cuivré et je sais qu’il repartira bien vite.   Il n’étouffe pas les deux rosiers à sa gauche « Boscobel » et « Guy Savoy » 



mais pour garder une unité j’ai décidé que les deux doivent présenter une hauteur commune et puis je le trouve un peu "miteux" et triste au niveau profusion du feuillage.



 Voici son feuillage quatre ans plus tôt.... c'est ce que je veux retrouver.


J’en ai fini avec le fond du jardin, le reste sera traité en mars prochain et puis il faut aussi pouvoir évacuer tous les déchets, j’ai des tas partout et j’ai hâte de les voir partir.

 

Il me restera quatre énormes grimpants et ensuite je profiterai de la saison automnale que j’adore (quelques projets de déplacements sont programmés) et ce jardin retrouvera sa quiétude pour quelques mois.


(Rush, Wild Edric et Bonica)


 

A pluche !

 

Siam

 











jeudi 24 septembre 2026

Je poursuis les gros travaux au fond du jardin....

 

Tout près de mon grimpant fraîchement taillé (article précédent) se trouve la partie « fond du jardin » où sont plantés pas mal de rosiers ainsi que deux lilas sur tige.   C’est un endroit qui regroupe des rosiers anciens, moschatas et buissons sur un terrain de remblais pas facile à maîtriser.

Est-ce la chaleur de l’été qui a ainsi fait grandir mes zouaves ?   Mon jardin ressemble plus à l’Amazonie qu’à un jardin de roses, je ne suis plus dans le bon continent là.




Presque tous ont présenté des tiges de près de deux mètres dans un joyeux mélange de tout et n’importe quoi avec en plus une saleté de liseron qui s’attaque à tout ce qui sort du sol sur des pousses longues comme un jour sans fin, nouveauté au jardin qui me vient des trois voisins qui tondent leur pelouse sans nettoyer les côtés où poussent ces nuisibles.  En marchant je me prenais les pieds dans ce piège qui m’a demandé du travail et de la mauvaise humeur et comme aucun des voisins n’est visible……

En principe je devais tailler les non remontants, donc La Ville de Bruxelles, Château de Namur, Ypsilante, Celciana et Louise Bugnet.   Oui en principe parce qu’en réalité j’ai dû travailler sur tous car les branches étaient imbriquées les unes dans les autres, impossible pour moi d’avancer. 

Pour Celciana le travail s'est fait facilement, juste de longues tiges à redescendre.



Le groupe central est composé du lilas blanc sur tige Mme Lemoine, d’Ypsilante, la Ville de Bruxelles et des moschatas Alden Biesen et Diamant rose.  Le lilas a présenté de nombreux départ du bas de la tige, j’ai coupé tout ainsi que les branches qui devenaient trop importantes.   

Alden Biesen et Diamant rose ont été taillés parce que trop volumineux et totalement ébouriffés, ils présentaient aussi des branchages morts.  Voilà c’est mieux à présent et je ne me fais aucun souci quant à leur reprise car ils ont plus de 10 ans (bon Alden je l'avoue a été juste effleuré parce que toujours en fleurs, j'y reviendrai en fin d'année).

(A gauche Alden Biesen, à droite Diamant rose)

Enfin il restait La Ville de Bruxelles avec ses tiges de deux mètres à faire peur et Ypsilante plus raisonnable mais à tailler toutefois.  Cela prend forme et surtout il y a de l’espace pour le nettoyage prochain du sol (hormis le liseron enlevé d’urgence) car j’ai aussi beaucoup d’orties.

Pour que vous compreniez c'était cela avant....


Et ceci à présent....



Sur la gauche de cet espace d’autres rosiers et surtout le lilas mauve sur tige (Sensation) qui m’a offert des branches gigantesques que je suis parvenue à tailler avec le grand sécateur mais pour les parties plus épaisses je vais devoir avoir recours à la scie.   Je n’aurais jamais pensé qu’un lilas sur tige me ferait ce coup là .



et qu’il irait s’éparpiller dans les rosiers voisins qui sont bien entendu des moschatas (un autre Alden Biesen (cadeau), Rosy Cushion, Alcantara 

(Alcantara le rouge perdu dans Rosy Cushion)

et le redoutable Château de Namur aux aiguilles dignes des griffes d’un chat et tout au fond Louise Bugnet qui se pavane plus vers le jardin des voisins).   


Pour tailler je me suis projetée dans la forêt amazonienne, il m’aurait bien fallu une machette pour venir à bout de tout, conclusion : T-shirt troué et bras en sang malgré les gants de cuir qui montent jusqu’au coude.  Je me rappelle d’une année où nous avions tout rabattu à la tronçonneuse, malheureusement je ne sais pas m’en servir alors je travaille avec les moyens du bord.   L’an prochain je recommencerai pour éviter cette situation pénible ; les moschatas sont de beaux rosiers, très florifères mais ils savent mieux que quiconque imbriquer leurs branches chez eux et chez les autres, vas y ma poule, c’est gratuit…


Vous l’aurez compris je n’ai eu d’autre choix que de tout raser sauf le rosier Night Owl tout proche (retenu dans un support en fer forgé) que je taillerai au printemps prochain, il n’aime pas la coupe automnale et vous le fait comprendre par une maigre floraison, je me suis juste contentée de lui enlever les branches mortes, les fruits et fixer au support les tiges qui devaient l'être.



Voici donc ce que cela donne avant la taille finale, sous le lilas, j'avais déjà taillé plus de la moitié des branches pour pouvoir passer et prendre les photos



(tu parles d'un design !)



Et après la taille ..... c'est chouette quel espace retrouvé !


(j'explique la photo, un pot en métal, attaché au pieu vert en bois le lilas, 
à sa gauche le rosier Wild Edric et à l'avant près de la dalle en béton Château de Namur, à l'extrême droite ce qu'il reste de Polareis) 

(le reste chez les voisins)

Polareis rabattu, 



Château de Namur,


Thérèse Bugnet



Rosy Cushion,



et enfin Alden Biesen


Alcantara n'a pas été retaillé, il est toujours en fleurs, donc j'attends la fin de l'année.


Voilà, pour l’instant je laisse ce coin tranquille, le second rugosa Wild Edric (plus en avant de cet espace) doit encore être taillé mais ce sera pour la fin de l’automne ou l’an prochain, selon mes disponibilités, 



son acolyte Snowdon a été taillé en août et il repousse déjà fortement




De gros tas de déchets attendent patiemment au sol car les sacs sont remplis, ensuite je déblaierai tout cela pour m’attaquer au terrain et dans la foulée je rabattrai les deux énormes spirées aussi (voir la troisième photo ou à la droite de celle ci-dessous).




Pff je suis éreintée de ce travail, fatiguée mais heureuse, quel temps superbe pour jardiner et comme la saison est sèche je me suis empressée d'arroser copieusement chaque rosier taillé pour lui offrir toutes les chances de passer un hiver sans encombre.  

Je vais me mettre en pause à présent parce que demain vendredi c'est soirée Jazz dans ma commune et comme les années précédentes j'aimerais m'y amuser, ça me changera des sécateurs.


                                                                              

A pluche !

Siam

 

 



jeudi 17 septembre 2026

Préparer l'avenir

 

Oui il faut savoir aussi tailler fortement lorsqu’un rosier devient trop important.   Pour moi c’est le non remontant « Souvenir de Brod » (ou Erineerung an Brod) qui m’a tenue au travail pendant près de trois heures, deux le premier jour et une le suivant (plus celles nécessaires à la taille pour les sacs).   J’évalue ses dimensions à 2,70 x 2,50 m, pour une taille qui remonte à deux ans.



Le rosier avait pris de l’ampleur et de mon mètre 67 je n’en menais pas large même avec le sécateur à longues manches ou en me mettant sur la pointe des pieds, le soleil en plus dans les yeux, devoir faire attention pour que les coupes ne tombent pas sur mes lunettes, me battre contre le fouillis des branches entortillées l’une dans l’autre…. bref une partie de plaisir mais par temps agréable, sans vent ni humidité.


Mais je suis satisfaite du résultat, le rosier en avait besoin parce qu’il tenait cachées derrière ses jolies roses de nombreuses branches mortes toutes brunes, heureusement il a un avantage, pas de grandes épines, plutôt discrètes ce qui fait mon affaire.  J'en ai aussi profité pour attacher les grosses branches au support et équilibrer l'ensemble, c'est si pratique lorsque aucun obstacle ne vient entraver le travail.


 

Voilà pour l’instant monsieur est un peu « déplumé » mais l’an prochain il reprendra vigueur pour offrir à nouveau ses belles et parfumées




Bon j’y retourne les autres rosiers anciens m’attendent, pareils à Brod donc courage et volonté.

 

A pluche !

Siam

 







dimanche 13 septembre 2026

Ces non remontants auxquels je vais devoir m'atteler

 

En cette période de l’année j’ai décidé de m’attaquer à la taille des rosiers « non remontants » ces rosiers anciens qui ne fleurissent qu’entre avril et juin, ce sont les plus parfumés aux pétales très nombreuses. 

Leur feuillage est parfois difficile à intégrer parmi les autres il faut en être conscient pour leur trouver le bon emplacement.   J’ai supprimé les rosiers Alba pour cette raison parce que je trouvais le feuillage déplaisant. 

 

Chez moi il reste huit variétés :

en arbustes

 

Belle sans flatterie (Gallique)


Tuscany (un cadeau) (Gallique)


Ypsilante (Gallique)


La ville de Bruxelles (Damas)


Louise Bugnet (Rugosa)


et en grimpants

 

Souvenir de Brod (Hybride de Setigera)


Celciana (Damas)

 


Château de Namur (Gallique)

 


En principe ils doivent être taillés en juillet mais cette année avec la chaleur j’ai déclaré forfait.  Je vais donc m’y attaquer sans attendre.  

 

Il restera aussi le rosier Yves Rocher dont je vous ai parlé dans l’article précédent mais pour lui j’attends l’aide de mon fils parce que monter sur l’échelle c’est pas mon truc, un peu d’aide ça fait du bien et puis nous verrons comment redresser cette arche aux pieds métalliques cimentés au sol et du côté du muret attachés (les attaches sont à refaire).

 


Le potager est plein de promesses, légumes encore petits mais dans un mois ce sera bien différent.


D’abord des salades d’hiver que j’ai repiquées mi-août ainsi que des épinards, sur la droite les épinards que j’ai semés.


Pour celui-ci la mâche à gauche et la roquette sur la droite (elle pousse vraiment lentement) en compagnie de la menthe que je dois maîtriser parce qu’elle a tendance à se ressemer et les racines sont vigoureuses, mais elle sent divinement bon (c’est un plant que j’ai acheté dans un magasin d’alimentation et qui était en principe destiné à être consommé de suite).


 

Enfin bonheur les radis semés fin août se lèvent, je ne sais le résultat j’obtiendrai mais en tout cas ça pousse (bien arroser chaque jour).


 

J’ai trouvé mon plant de sauge que j’ai flanqué dans un pot inutilisé ainsi que l’autre variété d’épinards (avec sa grille pour éviter les fourberies de Louise).  Il me reste tant de graines que je pourrai semer au fur et à mesure des prélèvements, je tâcherai d'avoir la main plus généreuse pour les épinards.



Passez un excellent dimanche et à pluche !

Siam