Exit le jardin lorsque les températures dépassent les 28 degrés ! J’avoue que j’étais plutôt scotchée devant la tv à suivre les incendies en France.
Quelle tragédie,
prémices d’un futur que peu ont vu venir, le travail acharné des pompiers et
des agriculteurs unis dans une solidarité exceptionnelle par une canicule
impensable, l’accueil des personnes déplacées et l’union des cuistos
professionnels ou non pour nourrir tout ce monde, les bénévoles pour apporter
boissons et autres victuailles, les vétos faisant le tour des personnes avec
animaux, les accueillants pour la bonne gestion, les maires à l’écoute de tous
mais aussi la perte des habitations pour plusieurs résidents, les animaux pris à l'effroyable piège des feux de l’Enfer et des forêts détruites à jamais.
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Fin juillet j’ai mis à profit mon temps à consacrer au
jardin tôt le matin jusque midi environ ; un soir assise dans le relax sur
la terrasse j’ai regardé les arbustes contre le mur qui me sépare des
voisins. Trop de feuillages, trop de volumes,
à la limite de l’incivilité !
Armée de mon grand sécateur et de mon Felco, gants, vieux vêtements et
toute la clique du parfait jardinier j’ai taillé, taillé et taillé encore, même
les chats n’en sont pas revenus eux qui me regardaient faire en se demandant
quelle mouche m’avait piquée.
Je me suis d’abord attaquée au mastodonte, en l’occurrence le Viburnum Gwenlian contre le muret (note à moi-même : ne plus oublier de prendre des photos avant le travail).
Comme Edouard aux mains d’argent, j’ai taillé d’abord un peu et après un recul pour voir l’effet j’ai décidé de continuer me disant que je n’allais pas refaire ce travail chaque année, une bonne taille permet aussi de tenir deux ou trois ans, j’ai saqué les 7/8 de l’arbuste au final mais je ne m’en fais pas trop, il repartira car il est vigoureux, reste juste à apporter de l’eau à ses racines par ces temps de sécheresse. Vous auriez du voir l’état du muret ! grandes toiles d’araignées poussiérieuses à souhait m’indiquant qu’elles ne dataient pas d’hier, une dizaine d’escargots, quelques insectes aussi, j’ai utilisé le balai et j’ai tout frotté ! c’était net au moins !
A sa gauche, le rosier Ballerina sur tige qui doit bien avoir 14 ans. Au fil des années les branches devenaient cassantes surtout après le froid et le vent, quelques fils de fer les tenaient les unes aux autres. Zou j’ai tout taillé dans le but de le voir repartir fort et vigoureux et effectivement après la taille j’ai remarqué trois nouvelles pousses au feuillage rouge partant du collet, cinq jours plus tard – délivrées de l’ombre portée par les vieilles branches – elles avaient grandi au triple ! Je crois que ce rosier sera superbe déjà dès l’automne.
Devant le viburnum se trouvait le rosier Madame Anisette
(Kordès) qui finissait par filer sur deux mètres de haut pour capter le
soleil. Je l’ai réduit tant en hauteur
qu’en largeur de moitié (à l'exception d'une tige prête à fleurir), je l’arrose aussi régulièrement et il continue de
fleurir.
La grande fougère (au feuillage bruni et sec) au pied de ce petit monde a également été
taillée à ras du sol, quelques litres d’eau et elle repartira, je procède
toujours ainsi chaque année, reste à arroser également. Pareil pour les deux Mélitis.
Les rosiers Thierry Marx, Maurice Utrillo, Desdemona,
André le Nôtre ont également été nettoyés, plus en douceur mais au moins c’est
net. Ils sont tous tellement solides
que je sais que leur taille passera crème, comme on dit. Je les retaillerai à 50 cm en novembre.
J’ai flanqué les déchets sur la pelouse (ou du moins ce
qu’il en reste avec cette canicule), j’ai laissé sécher quatre jours et
finalement deux sacs de 300 litres ont été nécessaires pour tout évacuer, c’est
vous dire qu’il y avait du déchet !
Le spectacle fait pauvre mais pas mort, je ne regrette
pas et je compte bien poursuivre sur ma lancée pour redessiner dans un premier temps les volumes d’arbustes
laissés un peu à l’abandon depuis le décès de mon mari voilà trois ans et comme
il était souffrant il me faut ajouter à ces années deux ans supplémentaires,
vous comprendrez donc que cinq ans c’est long pour des arbustes, la cacophonie
s’était installée. Lorsque la pluie reviendra il me faudra redessiner le bord de la pelouse qui se confond pour l'instant avec le parterre.
A gauche du tabouret blanc, le Viburnum (reste deux branches en V), à droite le rosier Desdemona
C’est en regardant tout le travail à faire au jardin que
j’ai pris la décision de déjà commencer les élagages qui peuvent être effectués
pour alléger le travail jusque fin novembre, le fond du jardin ce sera pour la
fin de l’année en partie et tous les rugosas bien piquants, bien grands je me
les réserve pour mars prochain.
Je ne me suis pas arrêtée là, mais je vous parlerai de
tout cela bientôt, l’article est un peu long, la suite au prochain numéro.
A pluche !
Siam