Elle est sublime la Mélanie, si romantique et agréable avec
ses jolis tons pastels. En réalité elle
s’appelle « Mélanie Foucart-Bonnet » et c’est une création 2007
de Feu Emile Foucart (Belgique) ; cette rose porte le nom de sa mère. Je l’ai achetée chez Emile à Lesdain (région
de Tournai) quelques années avant son décès en 2019 ainsi qu’une autre de ses
créations « Princesse violette » dont je parlerai plus tard.
C’est un grimpant très florifère qu’il faut contenir car très vigoureux, surtout en largeur, je
taille généreusement après la première floraison et c’est reparti pour un
second tour en fin d’été, les branches sont épineuses et il convient de se
protéger pour éviter les bras griffés.
Mais laissons la belle se présenter et vous charmer….
Sur la droite du pied de Mélanie j’ai installé deux clématites, la divine « Etoile violette » à contre-courant des
tons clairs de Mélanie et « Mrs Cholmondeley » à grandes fleurs
bleues. Elles fleurissent en même temps
avec juste un petit décalage de 15 jours.
Certaines années elles s’emmêlent et d’autres pas, cette année elles ont
de commun accord décidé de s’éviter, tu es chez toi, je suis chez moi, Covid
oblige pas d’embrassade.
Tout à côté voici un autre rosier que l’on ne rencontre pas souvent « Mistress
Quickly » , joli arbustif créé par David Austin en 1997.
Combien de personnes sont passées devant ce petit rosier lorsque j’étais à la pépinière et qui n’avait pas l’heur de plaire à qui ce soit, moi je ne comprenait pas son insuccès; je l’ai laissé en place pendant trois heures sans qu’un
seul visiteur ne s’y intéresse, il devait être pour moi et je ne me suis pas
faite prier.
C’est vrai que l’arbuste
était petit et pourtant je trouvais ses roses si mignonnes, un peu coloris
bonbon mais pas grave. Je n’ai jamais
imaginé que ce petit machin deviendrait rapidement un grand bazar ! Je taille et taille encore et il s’étoffe à
qui mieux mieux, il fleurit tout le temps et c’est un vrai bonheur, le rosier avoisine
les 170 cm de haut sans problème et pour sublimer le tout il a très peu d’épines, le
rosier idéal pour les jardins d’enfants.

Tout à l’avant de ces deux rosiers j’ai planté un Knautia Melton Pastel,
je voulais en mettre deux mais il n’y en avait plus qu’un de disponible en
pépinière. Heureusement car un seul
plant couvre allègrement une superficie d’un mètre carré. Bon rien ne reste droit et les tiges ont
tendance à partir en tous sens mais c’est ce comportement saugrenu qui en
fait tout l’intérêt, un truc ébouriffé qui enlace sans vergogne ses belles
voisines et comme le dit l'adage « où il y a de la gêne il n’y a pas de plaisir » croyez moi Melton sait le mettre à profit !
(à son pied le géranium magnificum et une digitale)
Dans les mêmes tons que Monsieur sans gêne voici la spirée Crispa
plantée dans un grand bac en bois car contrairement aux autres variétés celle-ci
demande d’être copieusement arrosée, le feuillage est nettement moins aristo que
les autres avec de grandes feuilles un peu brunes au départ, vertes par la
suite. J’aime beaucoup la floraison de
coloris framboise et les butineurs encore plus, elle a trouvé sa place mais elle
a un peu ramé les deux premières années, soiffarde va !!!
Derrière la pocharde du jardin (il en faut aussi) j’ai placé (enfin
quelques années plus tôt) une autre création 2009 de David Austin « Tam
O’Shanter » et je vous fiche mon billet que vous le trouverez avec difficulté car les pépiniéristes optent plus généralement pour les nouvelles variétés, parfois repris dans leurs catalogues ce rosier fait néanmoins défaut sur leurs stands et avec le Brexit cela ne s'arrange pas.

Il m’en a fait voir ce Tam car les deux premières années il demande un
support et aucune branche ne respectait mon désir d’avoir un jardin clean,
propre, up to date, enfin un beau rosier présentable en fin de compte. Aussi têtue que le Shanter j’ai tenu bon à
coup de tuteurs, de cerclages, d'engrais, d'arrosages et tout le reste. Aujourd’hui il fait partie des costauds et se
fait remarquer de loin, il s’est laissé apprivoiser et toutes les tiges
sont raides comme des haricots verts, c’est mieux, c’est bien, c’est
fantastique, il se suffit à lui même à présent. La rose est plus rouge en
bouton, fushia ensuite. Seul bémol, les
roses ne tiennent pas en vase.
J’espère vous avoir fait découvrir quelques belles plutôt rares actuellement
mais d’autant plus précieuses.
A pluche !
Siam
PS : Blogger ajuste les dimensions de nos bannières, elles sont plus petites à présent, dommage j'appréciais plus la version précédente.