dimanche 18 octobre 2026

Tout fini par renaître

Avant mon accident du 5 octobre j’avais eu le temps de prendre quelques clichés au jardin, maintenant je pense qu’il y a encore de belles choses à vous montrer mais j’ai fait mon choix, rétablissement d’abord, jardin ensuite alors cocooning.

J’étais sortie pour voir comment se comportaient les rosiers taillés jusqu’à la trame en septembre.  La nature est étonnante et ce bain de jouvence semble avoir porté ses fruits, des feuilles sont sorties de ces branches hirsutes, toutes mignonnes, toutes petites mais je ne m’en réjouis pas trop vite car le froid s’annonce et pourrait changer la donne et ma foi si ces mignonnes disparaissent pour la saison froide je pense que d’autres prendront le relais aux premiers réchauffements printaniers.

Le grimpant « Souvenir de Brod » est en bonne voie pour offrir une belle floraison l’an prochain, j’aimerais bien que celle-ci soit principalement regroupée autour du support, ses longues branches à gauche, à droite, sont parfois encombrantes pour le passage.



Le beau rugosa Polareis est increvable comme toujours, je l’ai pourtant raccourci pour n’en garder qu’un tiers, c’était nécessaire pour pouvoir « tourner autour » en belle saison et enlever les fleurs fanées, un rosier qui supporte tout, sécheresse, pluies intenses, vents….. un must à placer en fond de massif.



« Rosy Cushion » et « Louise Bugnet » ne sont pas en reste, le bel hybride et la douce rugosa semblent faire le concours à celui qui reverdira le premier.  (pour info : Rosy Cushion est increvable, jamais malade, un beau feuillage brillant et une floraison du printemps à la fin de l’automne, comme il « pique » il vaut mieux le placer à l’arrière d’un massif ; la Bugnet pique aussi).




Et puis le rugosa « Snowdon » que j’avais taillé sur un mètre en août, plein cagnard, sans eau, a déjà reconquis le double de hauteur, il est en fleurs, plus petites que d’habitude mais normal en cette saison.




J’en déduis donc – pour mon jardin du Nord, situé sur une hauteur donc en plein vents que les rosiers type rugosas, moschatas, hybrides de près de dix ans implantés dans un terrain de gravats - peuvent être retaillés sans problème même en pleine saison, même en cas de chaleur.   Les anglais et les hybrides de thé non bien entendu, c’est un autre type de comportement, plus fragiles ils sont généralement beaux et florifères sous des températures plus clémentes.

 

Un rosier qui a éprouvé des difficultés à s’implanter (au jardin depuis cinq ans) est une création récente de la maison Lens « Marc’s Jubilee » (floribunda) pourtant installé dans la partie centrale du jardin, en terrain riche et noir.  J’ai craqué pour son beau coloris orange lors d’une foire aux plantes, 


son coloris actuel semble un peu fané mais il a souffert des canicules à répétitions.


« Lalande de Pomerol » (Delbard) est d’un beau coloris rouge/rose foncé, difficile de vous le présenter en photo mais ses pétales rappellent bien ce vin précieux de Bordeaux, son parfum est superbe et une seule fleur dans un vase parfume l’ambiance.   Chez moi il est situé mi-ombre claire, trop exposé au soleil réduirait à néant ses surprenantes nuances de tons pareilles aux chatoiements du vin lorsqu'on le fait tourner dans le verre.  C’est un rosier qui prend peu de place tant en hauteur qu’en largeur.

 


Je m’arrête ici, j’ai beaucoup de photos que j’utiliserai pour d’autres articles.   Je vous souhaite une très bonne semaine et m’en vais de ce pas me replonger dans le roman de Jean-Christophe Grangé « Les Promises » dont j’ai commencé la lecture voilà quelques mois,  il faut bien que connaisse la chute de l’histoire.

 

A pluche !

Siam

 



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