lundi 8 octobre 2018

Aimez-vous la noix ?


En ce premier dimanche d'octobre(07.10), comme chaque année, la ville de Vianden (Grand-Duché de Luxembourg) vibre autour de "LA FETE DE LA NOIX".  J'en ai souvent entendu parlé et je voulais cette année m'en rendre compte. 

Que dire ?  une ambiance tout à fait à la Teutone, on y parle surtout Luxembourgeois (c'est pas de l'allemand mais cela en a la fibre), l'Allemand aussi (la frontière entre les deux pays est à quelques centaines de mètres), le français, d'autres langues (celles des visiteurs en fait).  Ajoutez y une ville très propre (comme dans le tout le pays d'ailleurs), la musique, à la fois moderne sur certains stands mais aussi locale (style fête de la Bière, ja, ja mein Herr !), les odeurs de nourriture, la foule, un temps très légèrement humide, pas de soleil et une ambiance bon enfant, ça y est vous êtes dans le bain, prêts pour les photos ?

Mes clichés ont été pris entre 10h00 du matin et 11h00, ensuite impossible de continuer car il y avait tant de monde, on était presque les uns sur les autres, j'ai donc préféré remiser mon appareil et profiter du moment....


1. LA VILLE

 Autour du château médiéval, la ville....



Si toutes les villes pouvaient être aussi nettes ! 

 J'aimerais voir ces belles boîtes chez nous



Pauvres artistes !
Le parking gratuit c'est comme pour les foires aux plantes,
bien pensé ! 
(attention mal garé en ville cela vous coûtera 45€, les policiers y veillent)



2. AUTOUR DE LA NOIX



Les pains aux noix 

Les desserts aussi (avec - non illustré - les tresses aux noix)



Alcool (3 différents autour du thème 
45°C avec Schnaps, 35°C plus sucré et enfin avec de la crème incorporée), 

saucissons, pâtés (ben aux noix aussi !)
confitures noix ou noix/canelle, pesto aux noix


Même la coque est utilisée



3. AMBIANCE










4. SE RESTAURER SUR PLACE
(cochon de lait, poulet, côtelettes, boudins, saucisses,
Flammekuecke, crêpes, gaufres)





5. DANS LA PETITE MERCERIE
(la caverne d'Ali-Baba, je n'en croyais pas mes yeux)







  
N'oubliez pas de noter la date dans votre agenda 2019, ça vaut le détour ! 
PS : pour la date exacte, veuillez consulter Internet.

A pluche !

Siam


samedi 6 octobre 2018

Retour d'Aywiers


Comme ce fut agréable de se promener à la foire d'Aywiers par un temps sec, sans vent et 21°C, un bel été indien où pull et veste étaient proscrits, une ambiance d'automne que j'aime avec un public peu nombreux pour les premiers heures car ensuite ce fut presque la foule.

Mon p'tit cabas sous le bras, me voici partie à la conquête des vivaces, des valeurs sûres cette fois, celles que je sais pertinemment qu'elles croîtront  sans problème et ne nécessiteront pas d'arrosages même par la canicule.

La priorité cet automne est donnée à la recréation des deux espaces laissés vides par l'enlèvement des Sambuccus et Physocarpus.  Tient au fait j'ai un peu compris pourquoi ce Sambuccus nécessitait tant d'eau, de toutes petites racines pour un grand arbre, j'ai bien fais d'enlever tout cela.

Voici mes trouvailles, rien de spécial mais du solide, (je me répète !) et pour cette fois, pas d'asters !

🔻🔺🔻🔺🔻🔺🔻

Un  joli fushia rustique aux fleurs simples, tout rose "Whiteknights Pearl " au port érigé qui refleurit sur le bois de l'année précédente, à protéger du froid pour sa première année de plantation.



Un trio de sauges, rose clair, rose panaché et mauve, Jan de Busschere m'a conseillée de rabattre les plantes en avril (pas avant) sur une hauteur de 20 cm et tailler encore début juillet (juste enlever la partie avec  les fleurs qui restent) pour offrir une superbe floraison automnale.
Les sauges se plaisent chez moi et je les introduit pour leur beauté aérienne mais surtout pour les insectes ailés.

NAOMI TREE


LA GRANDE BOOM


JAVIER


Une belle euphorbe "Silver Swan" pas trop haute ni trop large et qui reste bien compacte (d'après les conseils d'Olivier Czajczyk)et un gracieux gaura blanc.



Une anémone rose moyen, double "Carmen"



et enfin, chez Thierry Delabroye l'achillea "Pomegranate.



Il ne reste plus qu'à planter, ce sera le travail de la semaine prochaine car le sol a été amendé avec du fumier et du Vivimus, arrosé à souhait durant quelques jours, je vous en reparlerai bientôt !

En attendant, je vous souhaite une très beau week-end et vous dis

A pluche !

Siam

mardi 2 octobre 2018

Travaux de jardin


La sécheresse de cet été m'a fait réfléchir au devenir du jardin.... les arrosages nécessaires et récurrents, véritable travail de titan m'ont incitée à revoir l'agencement dans sa globalité, à supprimer sans remords ce qui ne tenait plus la route pour un futur moins contraignant.

En temps normal la citerne bien remplie pourvoit aux arrosages grâce aux tuyau et pistolet multi-gouttes (fort, doux, brumeux) ainsi en deux heures la terre du jardin est humide à souhait.
 
En période de sécheresse prolongée, lorsque le niveau de la citerne baisse grandement, la pompe n'est plus opérationnelle et les maigres arrosages avec une eau un peu boueuse dans un arrosoir pas tout à fait plein se prolongent jusque tard le soir avec Siam qui crapahute du fond du jardin au patio et vice-versa, le dos en compote....


Le premier à passer à la trappe est sans conteste le Sambuccus qui demandait près de 60 litres par jour pour garder la forme, c'est trop et finalement il me semble avoir bien "filé" en hauteur, le spectacle ne me satisfait plus.  D'abord nous l'avons taillé au plus court dans l'espoir qu'il reparte mais en y réfléchissant bien dans quelques temps la corvée se répétera, non il vaut mieux le supprimer et cette semaine la souche sera enlevée.

 Photo prise en mai
 La souche sera enlevée

Trois physocarpus ont été introduits au fond du jardin, les variétés "Amber Jubilee" et "Lady in red" se sont bien comportées, "Angel Gold" a posé problème, il file chaque année à près de 3 mètres et étouffe l'hydrangea Snowflake et le rosier Jens Munck.   

 "Amber Jubilee" en mai

La version gold en mai

Je taille au printemps à 150 cm pour le contenir et à force ses tiges sont devenues trop épaisses pour de nouvelles pousses encore plus hautes que celles de l'an précédent; finalement l'arbuste n'offre plus en fin d'été sa belle silhouette.  Je l'ai taillé d'abord et décidé in fine de l'enlever pour y placer le beau rosier "Red Ballerina" qui végète un peu trop à mon goût par manque de soleil près du patio.  

La souche sera enlevée pour laisser place à Red Ballerina


J'ai retaillé les deux autres avec l'espoir qu'il offriront l'an prochain un volume plus approprié, on verra si j'ai eu raison mais après cinq ans de vie cela devrait leur redonner une nouvelle jeunesse.

Amber Jubilee retaillé

"Cornelia", que je voulais absolument sans avoir de place et que j'ai installé en espace trop confiné, a commencé à m'offrir un début de fin de vie en juillet et pour le sauver je devais absolument faire quelque chose.  
  
Quelques fleurs de Cornélia à sa plantation en mai

C'est le rosier "Herkules" qui est passé à la trappe dans la grande roseraie, ce beau Kordes m'a enchantée pendant cinq ans mais cette année il filait tout le temps, superbe feuillage avec quelques belles roses épanouies une journée seulement,je me suis lassée de tenter à le contenir, lassée aussi de la floraison qui ne rivalisait plus avec celle du début, le ton rose porcelaine si particulier était disparu pour offrir un coloris crème un peu sale.  

"Cornélia" a prit sa place en pleine canicule et je l'ai arrosé sans savoir s'il reprendrait.  A présent il me semble bien sorti de son état comateux car les petites feuilles sont chaque jour un peu plus nombreuses.

Le rosier reprend vie !

Les deux exemplaires de "Dioressence" étaient carrément en faillite, en dépôt de bilan, maigrichons et sans feuillage mais offrant toutefois les belles roses.  C'est une création de Delbard que je ne conseille pas en Belgique, si l'on veut avoir un rosier digne de ce nom.  Moi je m'obstine à le garder (j'ai placé les deux exemplaires dans une grande vasque avec une terre toute nouvelle, engrais, glou-glou à souhait et je pense qu'ils sont sauvés, le verdict tombera l'an prochain) car c'est la seule rose du jardin qui me fait penser directement à un parfum, comme si j'ouvrais le flacon sans que la rose n'ait eu besoin de toutes les manipulations du parfumeur.  Je ne suis pas logique dans mon raisonnement, j'en conviens mais je ne puis me passer de cette rose et de ses effluves.

Dommage que vous ne puissiez humer le parfum !

Les deux exemplaires renaissent.... même droit à de futures floraisons

Des deux hydrangeas "Phanthom" un seul à tenu le coup, disons à 80%, l'autre a grillé comme une saucisse sur le BBQ, en pleine canicule,  je l'ai rasé illico et arrosé comme je pouvais, voici le résultat maintenant, j'espère qu'il ne me refera pas le même coup l'an prochain. 

C'est reparti....

Tout aussi mal en point les hydrangeas "Magical Amethist" et "Magical Noblesse" ont été taillés à la base..... ils sont sauvés ! 

 Magical Amethist

Un peu plus à la traîne, Magical Noblese (à la floraison blanche)

Quant à "Magical Coral" en pot (malheureusement fendu), je l'ai planté au jardin en lieu et place du rosier "Jude the obscure" qui était tellement perturbé (comme son homonyme du roman de Thomas Hardy) que je l'avais pris en grippe....

Le voici couplé à la spirée Goldmound

Pareil pour "Mozart's lady", le bellâtre dont la canicule a brûlé les branches, mais à sa décharge je le taillais vraiment peu, folle de rage à la fin juillet  j'ai presque  tout coupé et arrosé, il reprend vie enfin, il n'est pas rancunier finalement.

Il a beaucoup de charme ce rosier !

J'ai plaisir à voir sa renaissance

"Sophie's rose", installé au fond du jardin, était minable, floraison sans beau feuillage dans un terrain inadapté.  Allez hop en août je l'ai changé de place et arrosé, le revoici faisant  acte de présence avec mille petites feuilles.

Feuillage minable !

Le voici qu'il se refait une beauté, quel feuillage et déjà des prémices de boutons


A ses côtés j'avais placé "Louis Blériot" et "Maurice Utrillo", je les ai changé de même en août, le premier dans la petite roseraie et le second à la place du Salix de la terrasse disparu ce printemps, l'un comme l'autre sont sauvés.


Deux rugosas ont posé problème," Wild Edric" (mon second exemplaire) et "Polareis".  Au fond du jardin, sous les arbres ils ont dépéri, j'ai fais de nombreux trous à leur base et arrosé (le terrain est en pente pour corser le tout).  Je les ai complètement retaillé la semaine dernière pour qu'il repartent sainement, à moi d'arroser régulièrement et pallier surtout pour garder la fraîcheur, c'est un casse-tête car le sous-sol est mauvais, je vais devoir amender mais au vu de leurs aiguillons acérés je ne souhaite pas les changer d'endroit.

 Il m'a toujours enchantée ce Polareis malgré ses aiguillons dangereux

Je pense que je vais ajouter un contour à sa base 
pour retenir et l'amendement et l'eau d'arrosage

Le rosier "The Fairy", acheté en jardinerie, fut merveilleux la première année de plantation bien installé dans un haut et large contenant, la seconde année fut déjà moins bénéfique à son développement et finalement en début de celle-ci  je l'ai ramené au patio pensant qu'il allait s'en remettre.  En juillet beaucoup de branches étaient mortes, j'ai hésité entre le garder et le supprimer, finalement j'ai opté pour la sauvegarde en le plaçant en terre à la terrasse, une de mes graminées n'ayant plus la beauté voulue.  Il repart doucement mais j'espère que l'an prochain il sera en pleine forme, à défaut de le sauver j'en planterai un autre car j'aime beaucoup ce petit rosier, allez je croise les doigts pour la réussite.

 Ce pot contiendra des fleurs

En y regardant de plus près on peut voir une petite floraison,
il est sur la bonne voie.

A la mi septembre mon beau Piéris perdait vraiment beaucoup son feuillage, j'ai compris qu'il s'engageait sur la mauvaise pente, ni une ni deux  je l'ai enlevé de son pot (il était au patio depuis deux ans) pour l'installer au fond du jardin où une place s'était libérée.  Il s'en remettra....


Pendant la canicule j'ai supprimé les grands asters au fond du jardin, tiges hautes, raides avec le bout complètement cuit, une floraison minable se préparait, trop d'arrosages pour sauver le tout qui grillait de plus belle de jour en jour.  Hop adieux "Marina Wolkonski" et "Saphir bleu", à leur place j'ai installé des lavandes et cinéraires, mieux adaptées au sol pauvre et sec.

Je vais laisser se développer tout cela et comblerai les vides l'an prochain s'il y a lieu

En conclusion,  malgré la sécheresse les rosiers transplantés ont tenu le coup, j'ai joué le va-tout et cela semble réussi, si j'avais attendu l'automne pour transplanter ou tailler  tout ce petit monde je n'aurais eu que des cadavres, je devais choisir entre la peste et le choléra et finalement j'avais le sérum en mains, un peu comme pour un grand blessé, il faut réagir très vite.

Jamais je n'ai été confrontée à de tels dilemmes au jardin, j'ai suivi mon instinct en espérant aider à la sauvegarde et si tout se passe bien je reste encore dubitative pour les physocarpus, ce sont des arbustes qui demandent de l'espace et un terrain plutôt humide mais plutôt une taille automnale, alea jacta est....

A pluche !

Siam