Et bien la pluie est
tombée en abondance ce vendredi, le vent aussi en rafales mais point d’orage
comme annoncé. Le jardin est arrosé pour
plusieurs jours et s’en tire bien finalement.
Je vous offre un petit intermède aux iris (il ne faudrait pas vous faire chauffer la tête avec ma passion) j’ai le choix roses ou plantes d’accompagnement, je choisi le second car les roses c’est un vaste sujet vu la quantité plantée.
L’an dernier j’ai introduit une pivoine non tant pour sa forme mais surtout pour son coloris annoncé fushia. Je ne suis pas déçue et je trouve le ton très beau, bien plus lumineux en réalité qu’en photo mais il faudra s’en contenter. Voici donc la Pivoine lactifolia Paul M. Wild.
J’ai semé des Nigelles
de Damas, deux petits paquets dont l’un contenait des semences portant les
bleues et l’autre des blanches (et roses qui se font attendre).
L’orange tout au fond du jardin est le premier de la série, début
mai il se pare de sa belle couleur chaude et va fleurir pendant un bon mois. Il m’a été vendu sans nom lors d’une foire
aux plantes.
Mais aussi la belle Patty’s Plum que bon nombre d’entre vous connaissent, j’aime sa nuance de rose vieillot qui s’adapte bien dans un jardin de roses. Les abeilles l’adore, pour le parfum ou le coloris ? mystère, en tout cas c’est une question de pollen.
Un mètre plus loin se
trouve Harlem, un peu plus rouge que la Patty mais tout aussi vigoureuse,
elle arrive avec une semaine de décalage par rapport à la précédente.
Dans une dizaine de jours viendront les pavots blancs, plus tardifs que les colorés.
Voici Teshio, la première clématite
du jardin, encore un peu timide et légèrement plus bleue qu’à l’habitude.
Le superbe géranium Magnificum scintille de tous ses bleus à côté de la cinéraire grise que je taille à ras chaque fin d’automne et qui s’étoffe de plus en plus.
Un ail bleu, l’autre blanc
Et les premières digitales
qui pullulent au jardin,
Le talictrum Black Stocking tente de se faire une place au pied de l’oranger du Mexique que je vais devoir tailler sérieusement en fin d’année tant il prend une place phénoménale.
Enfin la lavatère Burgundy Wine enclenche ses floraisons, j’ai du beaucoup l’arroser pendant la période de sécheresse pour ne pas compromettre ses floraisons, chaque fois que je voyais les bouts des tiges pencher je lui apportais un seau de 20 litres d’eau, il faut dire que je l’ai plantée sur la terrasse, seul coin du jardin dont le sol est composé à 80% de terre argileuse. Question coloris ce n’est ni bordeaux ni lie de vin, disons plutôt rose.
La belle astrante
qui devrait être rouge se voit cette année un peu pâlir, d’un bouton au coloris
correct la fleur vire au vieux rose, c’est qu’elle a de l’âge la belle mais
elle fleurit pendant de très long mois, plein soleil !
Laissez la sans
surveillance pendant quelques mois et elle colonisera rapidement le terrain, l’armoise
Valérie Finiss, à vrai dire lorsque je l’ai plantée voilà 10 ans elle n’en
menait pas large, trop fine, trop vite penchée au sol mais avec le temps elle a
su acquérir du maintien. Tiens t’es trop
belle je te laisse faire à ta guise.
Je termine cet article avec la floraison de plus en plus spectaculaire du viburnum Mary Milton, quel dommage de l’avoir placé tout au fond du jardin ! j’ai peur de le changer de place au risque d’en compromettre la bonne reprise
A pluche !
Siam
