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mercredi 9 septembre 2026

Avant les travaux d'automne

 

J’ai repris le jardinage et décidé de m’avancer sur les tailles d’automne, je parle rosiers bien entendu.  Tous ? non disons plutôt quelques uns dans « la petite roseraie » tellement étouffés par les spirées, géraniums (en l’occurrence la variété Magnificum) 

ou mauvaises (hautes) herbes qu’ils ne se sont pas bien développés, ils m’ont offert des fleurs mais au bout de quelques longues tiges. 

Armée de mon petit taille haie j’ai donc redonné forme à la Spirée basse Firelight 

et l’autre Tor Gold bien plus haute qui prend tellement ses aises qu’elle étouffe quatre rosiers que j’ai taillés pour ne garder que les tiges principales plus fortes,

 


en l’occurrence  Rosemoor


et Christopher Marlowe (D. Austin) 

ainsi qu’Eclat d’Ambre (Mela Rosa) ; 


le temps encore clément en température et les prochaines averses aideront ces rescapés à reprendre un peu de vigueur avant l’arrivée de l’hiver.

 

Tout à côté c’était l’inverse avec deux rosiers forts et vigoureux Léonardo da Vinci (Meilland) 


et Utopia (Delbard), 


qui poussent fortement alors histoire de redonner une cohésion à l’ensemble je les ai aussi rabattus, plus doucement pour LDV et fortement pour Utopia qui trônait à 150 cm avec des épines dangereuses (et pour la protection merci les gants de jardin en cuir qui montent jusqu’aux coudes et le sécateur à grandes branches….), bref j’en ai profité pour nettoyer à fond les bases de ces rosiers histoire de pouvoir m’atteler au sol sans problèmes avec les rateaux de nettoyage.  Tout n’est pas encore parfait mais au fil des jours je nettoierai plus soigneusement.

 





A l’arrière d’Utopia j’ai aussi taillé un mastodonte dont j’ai mal choisi l’emplacement parce qu’il demande près d’un mètre de diamètre pour 150 cm de haut, c’est la pimprenelle « Henk Gerritsen » connue aussi sous le nom de sanguisorba.  Inutile de vouloir la déplacer tant la base et les racines sont vigoureuses, un travail trop difficile pour moi. 



Au début de son emplacement j’ai rencontré un problème avec la floraison, très haute et généreuse demandant des supports alors cette année, vers le mois de juin j’ai déjà taillé pour ramener le feuillage à 40 cm, la plante à ensuite fleuri mais cette fois les tiges étaient bien droites, un peu moins nombreuses mais ne demandaient plus aucun soutien.  J’ai trouvé le truc.

 

Il me reste encore une toute petite partie avec les rosiers Jean Cocteau (Meilland), Lavender dream (G. P. Ilsink), Soul (Tantau), Princesse Astrid de Belgique (Delbard),  Whisley 2008 et Maid Marion (D. Austin), pour l’instant ils sont encore en fleurs alors je leur fiche la paix jusqu’à l’automne et les mauvaises (hautes) herbes seront pour plus tard.

 

Mon prochain gros travail sera pour le grimpant Yves Rocher (Mella Rosa)



tellement fort (mais peu épineux) qu’il en a déboité l’arche, j’avoue que je ne sais comment réparer cela lorsque j’aurai rabattu le rosier à un mètre mais je ne peux attendre les vents de novembre sinon tout sera vraiment fichu.  


Ma négligence a engendré cette situation, voilà près de quatre ans que je ne l’ai plus taillé, forcément….   Il me faudra bien plusieurs heures pour élaguer, couper et mettre en sac pour la déchetterie, vive le jardinage.  

Pour le bricolage je verrai car c’est mon point faible, je suis nulle.

 

A pluche !

Siam

 

 

 

 

mercredi 31 mai 2017

L'arche "Thebes"

Je vous présente une association qui a trouvé sa réalisation finale il y deux ans seulement, chaque année j'ai planté un rosier, j'en ai ajouté un autre et ainsi de suite....


Tout gravite autour de l'arche "THEBES", l'une des trois du jardin.




Planté sur un des côtés de l'arche, carrément en terrasse,  le rosier "Aloha" de Kordes offre de grandes fleurs doubles, tantôt orange comme en cette saison,






tirant carrément vers le rouge en automne (photo de l'an dernier),


c'est un rosier un peu caméléon dont le port est raide et les tiges moyennement épineuses.  La première année j'étais un peu dépitée de voir les tiges filer l'une à côté de l'autre sans apporter la grâce que tout grimpant se doit d'avoir.  Je le taille à présent en espaliers (les branches avant basses, les suivantes moyennes et les autres laissées libres pour la grimpette) et voilà qu'il offre un spectacle bien plus agréable.

De l'autre côté, donc directement au jardin, le rosier "Yves Rocher" (ou YVA) de Mela-Rosa a des roses plus petites,  jaune beurre pour le bouton pour finir totalement blanches.  Comme la plupart des rosiers de Jean-Lin c'est un costaud, voyez par vous même ce spécimen de 2 ans !  Je le taille peu en réalité, juste les trop longues tiges qui dénaturent l'ensemble, celles-ci se forment d'ailleurs plutôt en automne ce qui laisse du répit pour la saison.  Jean-Lin l'annonce parfumé, le mien doit être en froid avec la fragrance car je ne sens presque rien mais qu'importe je l'ai choisi pour la beauté et non pour le parfum.  Par rapport aux autres rosiers du groupe la floraison est un peu décalée, elle démarre vers le 25 mai et puis tout va très vite.



Au pied d'YVA, le floribunda "Cinco de Mayo" de Tom Carruth (USA) qui ne manque pas d'originalité, d'abord pour le coloris de la rose, orange brûlée, voire rouge-orange selon que le temps est sec ou humide, que la rose est baignée de soleil ou d'ombre, mais aussi pour le feuillage, tantôt brun, tantôt vert.  
C'est un rosier épineux qui demande beaucoup d'eau sinon le feuillage jauni assez vite et tombe rapidement, ce qui ne l'empêchera pas de refaire illico de nouvelles feuilles, donc j'arrose de 10 litres chaque semaine et mon Cinco se porte à merveille.  

Je l'ai planté en même temps qu'YVA et cette année enfin les deux se rejoignent, cela faisait partie de ma projection et l'an prochain ce sera bien meilleur encore car voir ces deux tons - l'un foncé, l'autre clair - se marier m'amuse beaucoup, un peu Ying-Yang !







La belle "Lady of Shalott" d'Austin n'est pas en reste, elle m'a offert des roses plutôt orange/jaune les précédentes années, pour cette saison par contre on est plutôt dans la gamme saumon/melon de Cavaillon, personnellement c'est ainsi que je la préfère, impossible de s'en lasser d'ailleurs tant elle rayonne au jardin.





A ses côtés un rosier que j'ai du déplacer car à la mi-ombre il filait trop, voici un autre rosier d'Austin "Lichfield Angel" aux doux ton blanc abricoté à l'éclosion pour finir en blanc pur à maturité.  Légèrement moins prolifique que la Shalott je ne m'en fais pas trop, avec le temps il se rattrapera.  Il a peu d'épines, c'est un avantage.





Près de la pelouse, devant l'ensemble j'ai intégré cinq "Alchemille mollis", j'aime le ton vert chartreux qu'elles présentent.  Par temps très chaud, j'arrose pour éviter que les jolies fleurs ne s'évanouissent lamentablement, gardons le spectacle tout de même car il rehausse la tonalité orange du Cinco.




En final, au pied d'Yva et derrière Cinco (non vous ne pouvez pas le voir sur les photos) j'ai planté le geum "Lady Stratheden" au vif ton jaune.  Placé à mi-ombre il fleurit très longtemps et comme la pluie ne peut l'atteindre, ben.... j'arrose.


Voilà pour cette association, j'espère qu'elle vous plait, c'est ma façon de marier des tons orange, jaune et brun sans que l'ensemble ne choque par un contraste vif avec les roses d'autres tons qui garnissent le reste du jardin, j'aime ces coloris que j'ai reproduit avec d'autres gammes même si ce n'est pas toujours facile de marier les contrastes, c'est un peu comme un tableau à élaborer, mais toujours avec modestie histoire de se faire plaisir, finalement n'est-ce-pas le plus important ?

Dans l'article précédent je vous parlais du chat "Bandit", je vous offre aujourd'hui la photo du second récupéré chez la voisine, il s'agit de "Loulou", installé sur le rebord de la fenêtre j'en ai profité pour prendre un gros plan, il est chou non ?


A pluche !

Siam


dimanche 6 juillet 2014

YVA (Yves Rocher) un joli grimpant qui aime le mariage


Au printemps j'ai introduit une seconde production du pépiniériste Jean-Lin Lebrun (MELA ROSA/France), un rosier aux doux tons jaune/crème, parfumé.  C'est un petit grimpant très remontant de deux mètres qui est venu habiller l'arche Thèbes avec les deux clématites prévues dès le départ, histoire d'admirer un contraste de tons en restant toujours dans une même gamme.


En mai est arrivée pimpante de fraîcheur la clématite "Teshio" qui n'a pas fait des étincelles pour ses débuts mais qui s'étoffera l'an prochain, bien située (au soleil et beaucoup d'air) elle devrait venir s'enrouler autour d'YVA pour quelques semaines, cette année ce n'étaient encore que deux bébés.



Nous voici en juillet et l'autre clématite "Walenburg" prend la relève.  Elle deviendra assez volumineuse au fil des ans, le genre de clématite qu'il ne faut pas marier directement au pied d'un rosier qu'elle finirait par étouffer.  Je lui laisse les 2/3 de l'arche pour s'installer.



Etonnement ce petit ail devait fleurir en mai/juin mais c'est maintenant fin juin/jusque mi juillet probablement qu'il se décide à fleurir.  J'apprécie ce petit gabarit, certainement plus que les autres variétés.  Son nom ? Allium Sphaerocephalon.




Je vous donne rendez-vous plus tard pour voir l'évolution de tout cela et qui sait peut être à l'automne prochain trouverai-je une plante de ce même ton foncé pour prolonger ce joli contraste tant recherché.




Siam