jeudi 9 mars 2017

Innover

RELOOKING
un mot à la mode, qu'on entend sur toutes les lèvres....

Je l'utilise comme tout le monde mais derrière ce terme anglais se cache bien ma profonde amertume d'avoir une véranda  certes réactualisée en 2015 mais qui ne m'a pas vraiment satisfaite.  A l'époque j'ai voulu garder des tons neutres à l'intérieur, je suis donc partie du gris utilisé pour la peinture extérieure que j'ai accommodé en intérieur par des gris clair et foncé en gardant la touche de bleu (toujours à tendance grise) du mobilier en teck que j'avais repeint voilà belle lurette.

(Avant....)






Le nouveau projet à démarré tambour battant en février, mon époux s'est énervé en soulevant une chaise bien lourde qu'il faut sortir à chaque fois que le nettoyage du sol s'impose et sortir encore pour compléter celles d'extérieur en cas de visite au jardin l'été, ajoutez à cela le poids de la table (qui passait au millimètre entre la porte) et vous comprendrez pourquoi ce mobilier était devenu obsolète, encore en bon état nous n'avons pas voulu le jeter, direction "La Croix rouge" où tout fut le bien venu.  Pour une fois l'énervement du mari a bien fait les choses.... il a déclenché le "j'ose recommencer ce que j'ai refais il y a deux ans".

J'ai enlevé les tentures, ras le bol de ces plissés qu'il faut raccorder chaque soir et pâlissent au soleil et tant qu'à faire j'ai décidé d'intégrer de la couleur aux murs.  Ne voulant toutefois pas que la maison ressemble à un capharnaüm en coloris (je veux que chaque pièce soit le complément de la précédente et de la suivante tout en gardant les tons de base, taupe, gris et blanc) j'ai jeté mon dévolu sur le coloris dominant des meubles de la cuisine toute proche : le vert, finalement c'est la couleur de la nature et en projetant l'idée je me suis dis que la véranda pourrait être non plus une pièce neutre mais un petit jardin où je pourrais intégrer des plantes vertes. 



J'ai opté dans la gamme Levis "Colores del Mundo" pour le ton Balanced Feeling 6580, j'avoue qu'à la première couche j'ai failli tomber à la renverse tant le coloris choquait, un bleu vert indéfinissable, horreur rectifiée déjà lorsque la peinture fut sèche et réactualisée au coloris finalement choisi lorsque la seconde couche fut sèche à son tour, Ouf !  Bon d'accord il m'a fallu quelques jours pour m'habituer à ce ton bien présent mais on s'y fait finalement et on s'accroche en se disant que le nouveau mobilier viendra temporiser la petite folie et le soleil aidant la nuance se patinera d'ici quelques mois.

Pour rester dans des budgets plus ou moins raisonnables je me suis plongée dans le catalogue IKEA, pris une kyrielle de notes, relevé les mesures et (grand) copion en main je me suis baladée dans le magasin pendant près de 5 heures !  J'ai adoré, j'ai siroté, j'ai apprécié, c'est fou les idées qu'on déniche sur place et mes fameux copions ne servaient finalement plus à rien....

Avant tout je voulais un présentoir pour les plantes et après avoir rejeté les étagères toutes de verre ou de métal ou trop petites à mon goût ou trop grandes pour les mesures,  le choix s'est porté sur une nouveauté présentant la première en métal et les trois autres en bois.   Quelques plantes vertes, d'autres comestibles, un bibelot ou deux et l'affaire est dans le sac.

(Après...)










Pour le mobilier, bien que j'eusse adoré ces beaux fauteuils en rotin (rejeté car la matière est trop tentante pour les chats y faire leurs griffes) mon époux a porté son choix sur un modèle confortable, très léger, au revêtement alvéolé facile d'entretien (tout se démonte pour aller en machine) de ton gris clair.  Au moment de commander nous avons appris que le modèle sortait de collection fin mars, plus de stock en  gris ou noir, juste les deux exemplaires de présentation à enlever avec 35% de rabais et finalement bien dépoussiérés et nettoyés ils sont comme neufs et aucune tache de gras (les gens touchent beaucoup les mobilier de présentation). 



Qui dit fauteuil dit coussin et moi qui suit sobre et très classique me voilà subitement en pâmoison devant des coussins chamarrés et naïfs, ce n'est pas seulement la pièce qui se relooke mais aussi mon état d'esprit !  Bon d'accord je n'intègrerais pas ces pièces dans la maison mais ici c'est différent.



La table est en fer, légère comme une gazelle, noire également et pour éviter toute griffe (c'est si vite arrivé) j'ai ajouté un plateau métallique avec en dessous un support en bananier (que je possédais) et au dessus un autre en je ne sais trop quelle fibre, peut importe.  Le tout est assez grand pour y prendre le café.



Au mur j'avais pendu mes deux chapeaux de jardinage mais ils ne tenaient pas bien, j'ai donc décidé de remédier à cette lacune par un support pouvant contenir toute décoration.


C'est en me promenant parmi les présentations que mon choix s'est porté sur des stores drôlement attachés mais à vrai dire ce type d'encrage me convenait à merveille puisque les barres des tentures étaient déjà en place, j'ai donc copié l'idée des décorateurs et j'apprécie la légèreté apportée à cette pièce en modulant à ma guise les hauteurs par des lattes aimantées.

J'aime beaucoup le résultat, ma petite véranda se rapproche doucement d'un jardin d'hiver, un lieu de repos et de lecture où les rayons du soleil peuvent être occultés par des tons moins vifs pour la sensibilité de l'oeil, au fil de mes trouvailles d'autres éléments viendront s'y intégrer, ce long mur vert fait l'objet de toute mon attention....



Cette pause déco m'a occupé le temps pendant cette période humide et venteuse, j'aspire un retour au calme pour enfin tailler les rosiers et remettre de l'ordre dans le jardin au sol pour l'instant détrempé.

A pluche !


Siam

samedi 4 mars 2017

A toi Claude !

Je voudrais aujourd'hui consacrer cet article à mon chanteur fétiche dont c'est aujourd'hui le 13ème anniversaire de son décès, ce grand poète, auteur-compositeur-interprète qui aimait tant le jazz mais aussi les rythmes africains et européens, combien d'instruments que nous ne connaissons pas ont été utilisés pour ses créations ?


A vrai dire je ne l'appréciais guère étant plus jeune mais avec le temps sa voix a pris maturité, s'est faite plus grave, chaude et profonde soutenue par des musiciens remarquables.  Inutile de vous dire que ce sont surtout les chansons en live lorsqu'il avait une soixantaine d'années que j'écoute en boucle.


Tant de mélodies qui se trouvent sur You Tube et comme nous avons tous nos morceaux préférés je vous dirai que j'apprécie particulièrement celles-ci 


(en cliquant sur les titres vous les entendrez)


La langue de bois (rythmes africains)
















●●● sans oublier l'incontournable "Je suis sous" !!!!!!!!



et tant d'autres.....



Claude Nougaro, né à Toulouse le 9 septembre 1929 est décédé à Paris le 4 mars 2004, dans sa 74ème année des suite du cancer du pancréas, ses cendres ont été dispersées dans la Garonne.  Des jardin, collège, porte de métro, salle de concert et esplanade portent son nom dans sa ville natale.

Tu nous manques Claude, où que tu sois je t'adresse mon amitié et mon émerveillement, toi qui m'accompagne en ami lorsque je suis à l'ordinateur, les enceintes réglées sur les basses et oui avec toi ça swing - ou la vie se berce !


Siam  


Comme l'hirondelle
Je voudrais écrire comme l'hirondelle
Dans un cri perçant un chant vraiment neuf
M'accoucher de toi, langue maternelle
Compter jusqu'à neuf et sortir de l'œuf
Je voudrais écrire comme l'hirondelle
Un hymne à la vie quand descend le soir
Au soir de mes jours, mettre l'étincelle
Et le feu au cul d'un immense espoir
Je voudrais écrire comme l'hirondelle
Petite ancre noire plus belle qu'un avion
Je voudrais écrire une histoire, celle
Celle des beaux jours lorsque nous avions
Lorsque nous avions comme l'hirondelle
Tout l'espace à nous, à nous tout le temps
Je voudrais l'écrire, pas comme un savant
Je voudrais l'écrire comme l'hirondelle
Dans un cri perçant ivre de ciel clair
De mes longues ailes, de ma fine fourche
Je voudrais écrire, libre comme l'air
Les mots virginaux que rêvait ma bouche
Lorsque nous avions comme l'hirondelle
Tout l'espace à nous, à nous tout le temps
Je voudrais l'écrire, pas comme un savant
Je voudrais l'écrire comme l'hirondelle
Comme les hirondelles et leur cri perçant
Leur corps top model habillé de vent
Aujourd'hui aucune, elles sont ailleurs
Essayant les plumes d'un nouveau tailleur
Paroliers : Eddy LOUISS / Claude NOUGARO
Paroles de Comme l'hirondelle © Les Editions Du Chiffre Neuf

mercredi 1 mars 2017

La palette du peintre (2016/2) - Bleu

Le bleu au jardin c'est vraiment lumineux en petites touches savamment orchestrées,  je ne m'en prive d'ailleurs pas puisque ce ton est aussi rappelé par le coloris de la barrière et du cache-pot qui ne sert qu'à la déco,



et  en y regardant bien la statue est bleu ardoise aussi (mais avec le temps le coloris se patine).



Ce petit exercice m'a permis de constater que j'ai perdu bien des vivaces souvent arrachées par mégarde tout au début du printemps les confondant avec de mauvaises plantes, chose qui ne risque plus d'arriver puisque les plates-bandes ne sont plus nettoyées avant d'avoir la certitude que les pousses qui seront enlevées doivent bien l'être (et c'est ainsi que j'ajoute pour mes prochains achats le magnifique "Geranium magnificum" qui a disparu dans la foulée).

Il faut savoir aussi noter (à tout le moins retrouver ses copions) pour nommer les plantes, ainsi celle-ci une annuelle merveilleuse se retrouve dans l'anonymat le plus total, un comble pour une plante dont je n'ai pas arrêté d'admirer la beauté et la longévité !




Pour ne rien oublier, la présentation se fera par ordre alphabétique.

1. Agastache "Blue fortune"


2. Aquilegia "Blue Barlow"


3. Aster inconnu, bleu ciel


4. Caryopteris (j'en possède trois différents au jardin et la variété "Hevenly blue" me semble la plus belle et la plus lumineuse), sur la photo la variété "White surprise"


5. Catananche (ou cupidone)


6. Cerinthe Major (un bleu ardoise à tomber, annuelle et à ressemer grâce à ses nombreuses graines, chaque plant devant être séparé de l'autre par 15 cm sinon ce sera la cacophonie totale car la plante est vigoureuse, notez que certaines ont résisté à l'hiver et si le plant était là la floraison laissait à désirer)


7. Clématite "Wesselton" , une précoce


8. Echinops retro (aime les sols ingrats, attire fortement les butineurs)


9. Linum "Saphir" (la photo vous présente 4 plants, à ne pas planter dans un terrain trop humide)

10. Lupinus "West Country Persia Slipper"


11. Malva "Pimley Blue"



12. Muscari (à l'arrièvre la clématite reprise en point 7)


13. Nemesia fructicans "Blue bird", cette belle est paraît il rustique jusqu'à -7°C (perso je place de nouveaux plants chaque année)


14. La même en version bleu lavande


15. La Nigelle de Damas




16. Omphalodes Capadocica "Cherry Ingram"


17. Perovskia "Little Spire" - 60 cm maximum (à pincer au printemps pour qu'elle s'étoffe au lieu de filer)

18. Perovskia "Blue Spire" - 100 cm (à pincer aussi)


19. Salvia Uliginosa (ou sauge des marais), sol humide et drainé et un espace conséquent  (minimum Ø 60 cm) pour son futur développement, j'adore son coloris cobalt (à pincer aussi au printemps)


20. Scabieuse "Butterfly blue"


21. Succisella "Frosted Pearls", (un plan de l'année donnera trois plants l'année suivante après division, demande de l'espace) très, très attirante pour les butineurs, un bleu fort clair presque blanc.



22. Verbena bonariensis (ou verveine de Buenos Aires),  géniale pour les papillons !


23. Veronica gestianoides, courte floraison mais quel coloris un peu grisé vraiment doux


24. Veronica spicata "Ulster Dwarf Blue", la plus florifère qui à l'automne me ravit encore !  Je compte bien en replanter quelques plants de ci, de là, trop géniale.


25. Vinca major



La gamme des bleus est vaste, du plus discret au plus vif, personnellement je suis attirée par les bleus cobalt, azurite, ardoise et indigo sombre (ne faites pas attention, mon ancien métier en décoration s'insinue souvent dans mes constatations), par contre je préfère les turquoises à dominance verte plutôt que bleue.

J'associe ces vivaces bleues aux roses blanches, roses et rouges, jamais aux jaunes/ oranges car ces mariages me choque complétant ainsi par touches personnelles et affinités l'élaboration du jardin qui évolue au fil des réussites et des découvertes, aux choix des coloris et des attirances pour la gent ailée si précieuse et rare par les temps qui courent.

A pluche !


Siam