samedi 24 juin 2017

La douceur des roses...

Enfin la Belgique a retrouvé ses températures habituelles, c'est si gai ce vent rafraîchissant et les petits nuages qui vont avec, bon d'accord la pluie est annoncée pour mardi prochain et elle est vivement attendue, on en arriverait presque à lui dérouler le tapis rouge...

Ce matin, direction le jardin dès 5h00 toute ragaillardie par les températures clémentes, arrosages utiles aux nouvelles plantes et rosiers et ensuite taille des non remontants.  Dans la foulée petite coupe d'été aux autres spécimens, nettoyage du sol et les heures passent vite pour finir par se retrouver à l'heure du repas de midi.  
Allez j'ai ma dose, douche et repos cette fois, la suite sera pour demain !

Lorsque le jardin est tout propre c'est gai de faire des photos, tout est nickel et finalement les roses valaient la peine d'être photographiées car les tons sont soit surprenants de douceur, soit rayonnants dans les gammes de coloris.

 André le Nôtre
 Ballerina
 Rose inconnue (livrée pour Dames de Chenonceau), 
un joli rose bingale et des étamines roses
 Maid Marion
 Christopher Marlowe
 Jean Cocteau
 Lavender dream
 Acropolis
 Denise Grey
 Isarperle
Jacques Cartier
 Paul Neyron
 Walferdange
 The Lark ascending
 Queen of hearts
 Maurice Utrillo
 Délicieuse gourmandise
 Peach nature
 Jens Munck
 Kew gardens
 Summer song
 Lichfield angel
 Lady of Shalott
 Cinco de Mayo
 Gamma
St Swithun 
 Lavender Pinocchio
et n'oublions pas.... l'am criquet)

Le second volet "la douceur des fleurs" suivra assez vite cet article.

A pluche !


Siam

mercredi 21 juin 2017

Chauds, chauds, les marrons chauds !

Un coup d'oeil au thermomètre extérieur me confirme qu'il fait bien 35°C, non je n'ai pas la berlue, oui il fait chaud et les chats ont la flemme, moi un peu moins car je régule ma température à longueur de journée par des trempettes de pieds à l'eau froide (à l'ombre sous le parasol, ma grille Sudoku en mains je puis vous assurer que l'eau de citerne toute fraîche vaut tous les bains thalasso), des boissons fraîches ni gazeuses ni sucrées, des vêtements légers et bien entendu.... mes lunettes de soleil.

A l'intérieur il fait frais, toutes les pièces ont les volets baissés, plutôt fermés là où le soleil brûle, les cinq ventilateurs brassent l'air et l'intérieur est bien agréable, 22°C ! 

Je suis une lève tôt - ce n'est un secret pour personne - ce qui me permet d'arroser les jeunes rosiers et plantes qui en ont besoin avant le lever du soleil, suivie dans ma tâche par les chats qui s'amusent après avoir passé la nuit dehors.  C'est sympa de jardiner tôt le matin, j'arrive ainsi à nettoyer les roses jusque 10h00, prendre quelques clichés et ensuite j'abandonne pour me mettre au frais, après tout "à chaque jour suffit sa peine".


"Acropolis"

Par contre je ne comprends pas mes minets qui s'obstinent à rester dehors toute la journée, affalés comme des oeufs sur le plat alors qu'il fait si bon à l'intérieur, sont zinzins !



Le jardin a besoin d'eau et bien que la citerne soit grande je dose les arrosages pour tenir le coup le plus longtemps possible, pffff..... comme l'année 2017 est sèche, la pluie est attendue impatiemment et même chez nous il faudrait bien une danse appropriée scandée par les chants des Cherokee !  ahwwa yeye aouw aouw.....gouzi gouzi (je m'habille en squaw si vous me trouvez le chaman, si, si).


Ce temps chaud par contre semble réussir aux achillées qui n'ont jamais été aussi belles, voilà au moins des plantes heureuses qui n'ont pas besoin du psy.




 Les jeunes Cerinthe Major ne semblent pas non plus se liquéfier sous le soleil, je les arrose avec parcimonie, elles restent vaillantes et préparent leurs beaux coloris bleu ardoise qui me fascine.



L'Amélanchier du Canada offre des fruits bien généreux cette année et à longueur de journée ce n'est qu'un aller-retour incessant des ramiers du quartier qui semblent avoir prit l'arbre pour garde-manger !


Pour l'instant les hydrangeas tiennent le coup, les futures floraisons sont en bonne voie, pas l'ombre d'une tête toute sèche  à l'horizon.




J'admire la grâce de "Puccini" qui reste stoïque sans une goutte d'eau,



la douceur de "rose de Cornouaille" (que j'arrose souvent pour ne pas perdre ce jeune plant)


la légèreté de "Ballerina".



et la blancheur du rugosa Snowdon,



tout comme ce ton immaculé de la petite Malva plantée en avril dernier, elle fait à tout casser un mètre de haut ce qui m'arrange fort bien.



Les dahlias, tous plantés en pot cette année, offriront bientôt leur floraison et le plus téméraire attire déjà l'attention,



pendant que l'ail d'été se met sur son 31 pour épater la galerie de sa finesse et légèreté.



Le rosier "Aspirin rose" commence la partie la plus intéressante de sa floraison, j'adore les petits picots roses qui l'habillent si tendrement.



Je termine cet article avec un bouquet composé uniquement de la rose anglaise "Spirit of freedom", j'ai coupé toutes les roses qui étaient encore fraîches sous cette canicule, redonné forme à l'arbuste qui en avait grandement besoin bien que taillé fortement au printemps, que voulez vous c'est un rosier qui demande de l'espace pour s'épanouir.


Mettez vous au frais le plus possible, soyez prudents  surtout et n'oubliez pas les animaux.

Je vous laisse car je dois me concentrer sur ma déclaration d'impôts, mais dites moi quand est-ce que cette rançon annuelle va finir ? hein ? Vous ne savez pas ?  moi non plus ! à l'aide.....

A pluche !

Siam


dimanche 18 juin 2017

Rosier Bolshoï

Après vous avoir parlé de la nouvelle Isba de Pairi Daiza 

j'ai pensé que l'occasion était opportune de vous présenter le nouveau rosier thé qui vient d'intégrer le jardin puisqu'il porte le nom d'un célèbre théâtre moscovite datant de 1825 où pièces de théâtre, opéras et ballets se succèdent pour le plus grand plaisir des spectateurs.  Pour ce qui est de la partie musicale, des noms prestigieux tels Tchaikovski, Serguei Rachmaninov, Rimski-Korsakov, Dmitri Chostakovitch et bien d'autres ont fait résonner (et le font toujours d'ailleurs) les murs de ce théâtre sans oublier les danseurs célèbres des ballets russes.

C'est au créateur Meilland que nous devons cette merveille, créée en 1997 avec un beau feuillage vert foncé semi mat et des roses bicolores jaune or et rouge groseille.  La fleur est parfumée et compte 45 pétales, le rosier n'est pas vraiment grand 70 à 80 cm en hauteur pour 50 cm de diamètre, il fleurit de juin à octobre.

Pour garder les coloris attrayants j'ai planté le rosier à l'ombre d'un vieux Salix sur tige, le soleil du matin et celui du coucher l'éclairent, pour la partie chaude de la journée la mi-ombre claire semble la bien venue.


Les couleurs sont étonnantes, vives, chaudes, lumineuses et j'ai décidé de n'accompagner ce rosier qu'avec du feuillage vert, le salix dont je vous ai parlé mais aussi une fougère et l'an prochain lorsque ce rosier aura pris un peu de coffre j'y ajouterai une annuelle dans les tons verts, probablement un Helichrysum qui lui servira de couvre-sol, je pense qu'ainsi toute cacophonie picturale est évitée.


Commençons par le joli bouton, jaune doux et groseille foncée





qui s'ouvre délicatement en dévoilant ses coloris surprenants, plutôt clairs mais qui fonceront assez vite




pour laisser place à la belle rose qui mêle les nuances avec finesse et élégance






et finira par faner en beauté en un ton plus clair et doux.





Je n'aurais pu imaginer l'intégrer avec mes autres roses anglaises, le choc aurait été trop brutal mais planté seul dans un coin de la terrasse, à mi-ombre claire (j'insiste),  il révèle sa valeur, d'ailleurs mon époux et moi ne manquons pas à chaque passage de suivre l'évolution des roses et restons émerveillés comme des enfants devant un gâteau coloré et si l'ensemble du jardin est plutôt en mode "romantique" cette petite exception apporte la touche "vivacité".

(PS : je l'ai vu plein soleil, il perd de sa superbe et la fanaison est moche-moche)

A pluche !


Siam